Réunis les 12 et 13 juin dernier, 50 citoyens tirés au sort ont examiné les attentes exprimées depuis novembre sur la santé et la protection sociale. Leurs travaux alimenteront des propositions attendues à l’automne 2026.
Une cinquantaine de Français, sélectionnés parmi 13 000 volontaires, ont participé les 12 et 13 juin à la Convention démocratique des États généraux de la santé et de la protection sociale. Portée par près de 60 partenaires, dont la Mutualité Française, cette rencontre prolonge plusieurs mois de consultation nationale et de dialogue dans les territoires.
Pendant deux jours, les participants ont étudié les enseignements recueillis en ligne et lors des ateliers territoriaux. Après des échanges avec des experts et des acteurs de terrain, ils ont confronté leurs points de vue sur l’accès aux soins, le vieillissement, la place de l’innovation et la soutenabilité du système.
Leur mission consistait à apprécier la pertinence des pistes envisagées, leurs conditions d’acceptabilité et les éventuels points de vigilance. Les discussions ont notamment porté sur l’égalité territoriale face aux soins, l’accompagnement de la population vieillissante et le rôle de l’innovation en santé. Les recommandations issues de la Convention doivent désormais éclairer la suite de la démarche.
Lancés en novembre 2025, les États généraux revendiquent près de 80 000 participations de citoyens, de professionnels de santé et de l’accompagnement. La consultation en ligne a recueilli plus de 2,2 millions de réponses. Plus de 70 ateliers ont également été organisés dans 14 régions de l’Hexagone et des Outre-mer, réunissant plus de 1 000 participants.
Les conclusions de la Convention rejoindront celles de la consultation numérique, des ateliers territoriaux et des groupes de travail nationaux. Elles alimenteront une phase de convergence appelée à s’achever à l’automne 2026. L’objectif est de consolider un socle commun de propositions sur l’avenir de la santé et de la protection sociale. Ces propositions finales doivent ensuite nourrir le débat public à l’approche des échéances électorales de 2027, notamment de l’élection présidentielle.

