Litige : un patron de TPE-PME sur quatre baisse les bras

Le risque juridique s’est banalisé chez les dirigeants de TPE et PME. Selon une étude Ipsos pour Insify, un sur deux y a déjà été confronté, mais beaucoup s’estiment mal armés. Plus d’un quart ont même déjà renoncé à faire valoir leurs droits.

Diriger une entreprise, c’est composer avec l’aléa juridique. D’après l’étude réalisée du 5 au 7 juin 2026 par Ipsos pour l’assureur numérique Insify, 53 % des dirigeants d’entreprises de moins de 30 salariés ont déjà fait face à un litige dans le cadre de leur activité, dont 21 % à plusieurs reprises. Et la facture peut être lourde : parmi ceux qui ont connu un litige, 38 % disent avoir dépensé plus de 5 000 euros pour le résoudre.

Commercial et impayés en tête

Interrogés sur les menaces les plus redoutées, les chefs d’entreprise désignent des réalités très opérationnelles. Le litige commercial avec un client ou un fournisseur arrive en tête (35 %), suivi de près par les impayés et contentieux de facturation (32 %), qui pèsent directement sur l’équilibre de structures souvent fragiles. Les sujets de conformité réglementaire (22 %) et de responsabilité civile (21 %) viennent loin derrière. Ce sont donc les frictions ordinaires du commerce qui inquiètent le plus les dirigeants.

Exposés mais désarmés

Face à ce risque, la préparation reste lacunaire. 41 % des dirigeants jugent leur entreprise mal préparée à affronter un problème juridique d’ampleur, quand seuls 13 % se disent tout à fait prêts. Les freins sont surtout pratiques : budget jugé insuffisant, difficulté à anticiper, manque de maîtrise du sujet et démarches perçues comme trop complexes.

Conséquence, 28 % des entrepreneurs ont déjà renoncé à faire valoir leurs droits dans un litige professionnel, faute de temps, de budget ou de connaissance des démarches. Même les dirigeants épargnés ne sont pas sereins : parmi ceux qui n’ont jamais connu de litige, un tiers redoute qu’un problème juridique mette son entreprise en difficulté.

Koen Thijssen, le fondateur de d’Insify y voit un signal d’alarme : « cette étude démontre que le risque juridique n’est pas une hypothèse lointaine, mais une réalité concrète qui frappe plus d’un dirigeant sur deux. Voir que près d’un tiers des entrepreneurs préfèrent renoncer à leurs droits par manque de temps ou complexité est un signal d’alarme. Chez Insify, nous croyons que la protection juridique ne doit plus être un luxe complexe ou un fardeau administratif. En combinant notre accompagnement humain à la clarté de nos outils technologiques avec notre partenariat avec CFDP afin de proposer un accompagnement juridique concret à nos assurés, notre objectif est de redonner le pouvoir et la sérénité aux dirigeants pour qu’ils avancent en toute confiance, sans redouter l’imprévu. »

Nos derniers articles