Au-delà des chiffres, le panorama publié par Relyens le 9 juillet 2026 illustre un repositionnement stratégique assumé par le groupe mutualiste : passer d’une logique d’indemnisation post-sinistre à un rôle de conseil et d’anticipation auprès des établissements de soins qu’il assure.
Une tendance de fond qui devrait concerner l’ensemble du secteur de l’assurance.
Chiffres clés /
- Groupe mutualiste actif depuis près de 100 ans auprès des établissements de santé et médico-sociaux
- 1 200 collaborateurs, présents en France, Espagne, Portugal, Italie, Allemagne et au Benelux
- 10 ans de données réelles mobilisées (2016-2025), et non des projections
- 3 000+ établissements et 30 000 sinistres analysés pour bâtir le panorama
En publiant ce panorama nommé « Dommages aux biens des établissements de soins », Relyens ne se contente pas de livrer une photographie statistique de dix ans de sinistralité : le groupe affirme, à travers ce document, un positionnement stratégique clairement assumé. « Chez Relyens, nous sommes bien plus qu’assureur, nous sommes Risk Manager », une formule qui résume l’ambition affichée de dépasser la seule fonction d’indemnisation pour devenir un partenaire de prévention et d’anticipation des directions d’établissements.
Cette évolution s’appuie sur un atout que peu d’acteurs du marché peuvent revendiquer : une antériorité de près de cent ans sur le segment des établissements de santé et médico-sociaux, qui permet de mobiliser des données de sinistralité réelles, et non de simples projections actuarielles, sur une profondeur inédite de dix années.
François Renoul, responsable ingénierie risques bâtimentaires chez Relyens, le formule sans détour dans le communiqué : le rôle du groupe « ne se limite plus à indemniser après le sinistre », il s’agit désormais d’apporter aux directions d’établissements « cette clé de lecture globale » pour « basculer d’une logique de conformité à une véritable culture de la préparation et de l’anticipation ».
Cette bascule s’illustre concrètement dans la structuration même du panorama, qui croise systématiquement fréquence et gravité pour chaque famille de risque, et qui distingue avec précision, pour les seuls risques climatiques, l’exposition différenciée des structures médico-sociales par rapport au reste du secteur sanitaire.
Le groupe formalise également trois leviers de prévention opérationnels : connaissance de l’exposition, action sur le bâti avant sinistre, anticipation de la continuité d’activité, qui dépassent largement le champ traditionnel de la couverture d’assurance pour s’apparenter à une offre de conseil en gestion des risques.
Pour le secteur de l’assurance dans son ensemble, cette initiative de Relyens illustre une tendance que l’on retrouve chez d’autres acteurs du marché : la donnée de sinistralité consolidée devient un actif stratégique à part entière, et la frontière entre assureur et risk manager continue de s’estomper, portée par des établissements clients confrontés à des budgets de réhabilitation contraints et à une complexification continue du risque bâtimentaire et climatique.

