57 % des assurés ne déclarent pas les petits sinistres auto

Selon un sondage OpinionWay pour Direct Assurance, les rayures, bosses et pare-chocs frottés sont de plus en plus souvent réparés par les conducteurs eux-mêmes, repoussés, ou laissés en l’état. Une majorité de ces petits dommages n’est jamais déclarée à l’assureur. Quelques éléments du sondage.

Les petits dégâts sur la voiture deviennent eux aussi une dépense que les ménages arbitrent. C’est le constat d’un sondage OpinionWay réalisé pour Direct Assurance, publié le 18 septembre 2026.

Le contexte économique y contribue : l’Insee prévoit un recul de 0,4 % du pouvoir d’achat des ménages en 2026 dans sa note de conjoncture du 10 septembre, tandis que le coût des réparations automobiles a augmenté de 4 % sur un an au premier trimestre 2026, selon l’observatoire trimestriel de SRA (Sécurité et Réparation Automobiles).

Des dégâts qui touchent les trois quarts des conducteurs

Les petits sinistres n’ont rien d’exceptionnel : 76 % des titulaires du permis déclarent en avoir déjà subi un sur une voiture qu’ils conduisaient. Les rayures sur la carrosserie arrivent en tête (41 %), devant les légers chocs ou bosses (36 %), les pare-chocs frottés (30 %), les rétroviseurs accrochés (25 %) et les rayures sur les jantes (24 %).

Une majorité de dommages jamais déclarés

Parmi les automobilistes qui ont récemment subi un petit sinistre, 41 % l’ont déclaré à leur assureur. Les 57 % restants ont fait d’autres choix. 19 % n’ont pas fait réparer leur véhicule et n’en ont pas l’intention. 6 % attendent d’avoir accumulé plusieurs dégâts avant de s’en occuper, toujours sans passer par leur assurance. 20 % ont fait réparer le dommage sans le déclarer, et 12 % l’ont réparé eux-mêmes.

La réparation « maison » devenue courante

Le bricolage est largement répandu. Parmi les conducteurs ayant déjà connu un petit sinistre, 64 % ont déjà tenté de réparer eux-mêmes les dégâts, sans les déclarer. Les solutions utilisées sont simples : produit efface-rayures (25 %), polish (24 %), bricolage ou stylo de retouche (19 % chacun), simple frottement (17 %) ou un peu de peinture (10 %).

Des conducteurs qui restent inquiets

Ce système D a ses limites, et les conducteurs le reconnaissent. 56 % ne seraient pas rassurés à l’idée de rouler avec une voiture abîmée et non réparée. 40 % seraient inquiets de conduire un véhicule qu’ils auraient réparé eux-mêmes. L’apparence compte aussi : 64 % auraient du mal à assumer de rouler dans une voiture « qui ressemble à une épave ».

Pour Direct Assurance, le montant de la franchise pèse dans la décision de déclarer ou non un petit dommage. À cela s’ajoute, pour les sinistres responsables, la crainte de voir évoluer son coefficient de bonus-malus.

« Un petit sinistre ne devrait pas devenir une dépense à laquelle on renonce par défaut. Pour les dommages les plus légers, le montant de la franchise peut aussi entrer dans l’arbitrage. Avant de repousser une réparation ou d’y renoncer, le bon réflexe est d’en parler à son assureur : savoir ce qui peut être pris en charge et à quelles conditions permet de faire un choix éclairé », souligne Donatien Levesque, directeur des sinistres de Direct Assurance.

Pour les assureurs automobiles, ces chiffres éclairent une part de la sinistralité qui échappe à leurs statistiques : une majorité des petits dommages ne leur parvient jamais. Ils posent aussi la question de la valeur perçue des garanties dommages sur les sinistres de faible montant, quand la franchise rend la déclaration peu intéressante pour l’assuré.

Méthodologie. L’étude « Petits sinistres honteux : comment les Français font-ils face ? » a été réalisée par OpinionWay pour Direct Assurance, en ligne, fin mars 2026, auprès de 1 027 titulaires du permis de conduire. Ils sont issus d’un échantillon représentatif de 1 159 Français âgés de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Source : communiqué de presse de Direct Assurance, « Pouvoir d’achat : face aux petits sinistres automobiles, les Français réparent eux-mêmes, repoussent… ou renoncent » (18 septembre 2026).

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