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11 % des épargnants font appel de façon prioritaire à l’épargne en ligne

Dans un contexte de crise sanitaire inédite, liée à la pandémie de la Covid-19, l’épargne des ménages français a connu une croissance sans précédent. Les Français ont en effet épargné 142 milliards d’euros de plus qu’en temps normal entre la fin du premier trimestre 2020 et la fin du premier trimestre 2021

Le taux d’épargne des Français a ainsi atteint des sommets, ressortant à 26,8 % au deuxième trimestre 2020. Cette surabondance d’épargne a surtout profité aux comptes à vue et au Livret A. Enfin, l’épargne des Français s’est majoritairement tournée vers des acteurs bancaires ou assurantiels au détriment des acteurs digitaux. Ainsi, on estime à seulement 3 % la collecte en assurance-vie réalisée à travers des plateformes digitales.

Réalisée conjointement par Amplegest, Spirica et Insight AM, avec la participation d’OpinionWay, une étude* vise à apporter un éclairage sur l’appétence des épargnants français sur les solutions d’épargne digitale, les freins à lever et les améliorations à apporter aux services proposés pour accélérer le développement de l’épargne en ligne en France, véritable réponse à la déshérence des épargnants en matière de conseil.
Une méconnaissance du secteur… mais de réelles raisons d’espérer

L’étude montre en effet que seuls 11 % des épargnants font aujourd’hui appel de façon prioritaire à l’épargne en ligne pour se faire conseiller sur leurs projets de long terme. Par ailleurs, pour ceux qui disposent d’une épargne en ligne, celle-ci est généralement accessoire : seules 28 % des personnes sondées y placent plus de 50 % de leur épargne longue en ligne.

Le blocage pour l’épargne en ligne s’explique par la méconnaissance des acteurs : 40 % des épargnants considèrent que le frein principal est le déficit de notoriété des plateformes d’épargne digitale.

Pour autant, les raisons d’espérer un développement rapide de l’épargne en ligne sont nombreuses. 82 % des épargnants déclarent être familiers avec l’épargne en ligne. Mieux, de plus en plus de Français sont prêts à franchir le pas. Ainsi, l’étude montre que près de 60 % de ceux qui disposent de plus de 50.000 euros et 70 % de ceux qui ont dégagé plus de 20 % de surcroît d’épargne sont prêts à placer une part de leur épargne longue auprès d’acteurs digitaux.

Les 25-34 ans, des épargnants avec des attentes et des besoins forts

A cet égard, la nouvelle génération d’épargnants affiche de belles promesses pour l’avenir de ces acteurs. De fait, les 25-34 ans affichent une réelle appétence pour le digital : 50 % d’entre eux sont en effet prêts à investir leur épargne longue sur des plateformes en ligne. Leurs deux principaux critères sont le prix (21 % des sondés) et le conseil (19 % des épargnants interrogés). La jeune génération se montre également demandeuse de fonctionnalités spécifiques. Ainsi, 26 % des 25-34 ans souhaitent accéder à une souscription via smartphone, ce qui correspond aux nouveaux usages de cette génération qui pense « mobile first ». Enfin, cette génération affiche son attachement à une finance durable et responsable : 24 % des 25-34 ans aimeraient ainsi avoir accès à des placements responsables sur les plateformes d’épargne digitale.

Des atouts majeurs pour l’épargne digitale

L’épargne en ligne dispose en effet d’avantages non négligeables. Les plateformes digitales sont en effet reconnues pour leurs atouts en termes de prix (53 % des sondés) et d’accessibilité (49 % des personnes interrogées). Parmi les raisons évoquées par les épargnants pour sélectionner leur intermédiaires financier, la qualité du conseil est placée au premier rang de ces critères (29 %). Cependant les plateformes doivent encore s’améliorer sur leur capacité de conseil : ainsi, 50 % des épargnants souhaitent avoir la possibilité d’obtenir un rendez-vous physique ou virtuel avec un conseiller. De même, elles doivent redoubler d’efforts pour faire progresser des taux de satisfaction particulièrement faibles : ce taux n’est que de 28 % pour les plateformes en ligne contre 43 % pour les agences bancaires, par exemple.

Par ailleurs, 50 % des épargnants considèrent la consultation de leur portefeuille à tout moment comme un élément capital. En outre, 32 % souhaitent la généralisation des simulateurs de rendement.

Arnaud de Langautier, Président d’Amplegest, commente : « Les demandes des enfants de nos clients nous ont conduit à nous interroger sur leurs attentes et les moyens de mieux y répondre. Nous pensons que le digital est à la fois un formidable outil d’éducation financière et une réponse aux besoins croissants de conseils des épargnants peu formés. »

Pascal Koenig, Président d’Insight AM, déclare : « Les épargnants français ont droit à un accès à une épargne conseillée. La massification du conseil ne peut qu’emprunter le chemin de la digitalisation. Les modèles DtoC, axés sur la prestation de Conseil, pourraient constituer des alternatives potentielles et crédibles aux filières de distribution actuelles. »

*Sur la base d’entretiens réalisés du 12 au 19 mai 2021, cette étude a interrogé 1.040 personnes issues du panel OpinionWay possédant une assurance-vie, un PEA ou un compte-titres et/ou ayant une épargne de plus de 10.000 euros.

Selon CP. Voir l’enquête dans son intégralité AMPLEGEST- SPIRICA – Epargne digitale – VF conf de presse

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