APRIL intègre l’interface Doctolib directement dans son espace assuré. Recherche de praticien, estimation du reste à charge, prise de rendez-vous : tout s’opère sans quitter l’environnement digital de l’assureur. Un signal fort, dans un contexte où la téléconsultation repart durablement à la hausse en France.
La téléconsultation française retrouve son élan
Après le reflux qui avait suivi le pic pandémique de 2020 (17 millions d’actes à distance), la téléconsultation renoue avec la croissance. En 2024, l’Assurance Maladie a enregistré 13,9 millions de téléconsultations, soit une progression de près de 20 % sur l’année. Entre janvier 2020 et décembre 2024, ce sont près de 69 millions d’actes qui ont été facturés, représentant 1,7 milliard d’euros remboursés par l’Assurance Maladie.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de désertification médicale persistante. 42 % des Français ont aujourd’hui téléconsulté au moins une fois, et 64 % des rendez-vous en téléconsultation sont obtenus dans les 48 heures? contre un délai médian de trois jours en cabinet pour un médecin généraliste. Le coût moyen pour l’Assurance Maladie d’une téléconsultation s’élève à 25 €, contre 215 € pour un passage aux urgences de faible gravité, ce qui en fait un levier d’efficience reconnu par les pouvoirs publics.
L’État a d’ailleurs lancé en juin 2025 les Assises de la télémédecine, réunissant 150 acteurs du secteur pour définir une feuille de route 2026-2028. L’objectif : inscrire la téléconsultation dans une logique de complémentarité avec le présentiel, en particulier dans les territoires sous-dotés. C’est dans ce paysage mouvant que les assureurs sont appelés à repositionner leur offre, au-delà du seul remboursement de soins.
Un parcours de soins centralisé depuis l’espace assuré
C’est dans cette logique qu’APRIL annonce l’intégration de Doctolib au sein de son espace client. Concrètement, les assurés APRIL disposent désormais d’une interface Doctolib personnalisée accessible directement depuis leur compte, sans rupture de navigation. Depuis cet environnement unifié, ils peuvent rechercher un soignant, estimer leur reste à charge avant la consultation, prendre rendez-vous en quelques clics et suivre leurs remboursements au même endroit.
Le parti pris est clair : accompagner l’assuré dès la recherche d’un praticien, et non plus uniquement lors de la démarche de remboursement. Ce déplacement du curseur de l’aval vers l’amont du soin? marque une évolution notable du rôle de l’assurance santé. APRIL se positionne ici non comme simple payeur, mais comme tiers de confiance dans la navigation du système de santé.
« L’ambition de ce partenariat avec Doctolib est de simplifier encore l’expérience de nos assurés et de leur donner plus de visibilité sur leurs dépenses de santé. Au-delà de la garantie, nous faisons évoluer le rôle de la complémentaire santé. »
Ludovic Cohen, Directeur des Marchés assurances de personnes d’APRIL
Ce que cela signifie pour les professionnels de l’assurance
L’intégration de Doctolib dans l’espace APRIL illustre une tendance de fond : les complémentaires santé cherchent à élargir leur périmètre de valeur en devenant des orchestrateurs de parcours. La garantie seule ne suffit plus à fidéliser un assuré. C’est l’expérience globale : fluidité digitale, visibilité financière, accès facilité au soin qui devient l’axe de différenciation.
Pour les courtiers du réseau APRIL, cette évolution représente également un argument commercial tangible. Les 30 000 partenaires distributeurs disposent désormais d’un service concret à valoriser auprès de leurs clients particuliers, professionnels et entreprises. Dans un marché de la complémentaire santé individuelle et collective de plus en plus concurrentiel, la dimension servicielle pèse autant que le niveau de garantie.
Ce partenariat s’inscrit par ailleurs dans la démarche RSE d’APRIL, baptisée Oxygen, qui intègre des engagements de contribution à une meilleure prévention et à la facilitation de l’accès aux soins.

