Et si vous en saviez moins que vous ne le pensez ? 1 sujet, 3 questions, 0 jargon : votre pause engagée en 3 minutes.
Le 25 juillet prochain, c’est la Journée mondiale de prévention de la noyade.
Un sujet qu’on associe souvent aux enfants au bord de la piscine, mais la réalité est bien plus large. En France, les noyades accidentelles causent environ 1 000 décès par an, et l’été 2025 a été particulièrement meurtrier, avec une hausse de 14 % des noyades par rapport à 2024. Derrière ce chiffre, un constat plus vaste : la prévention santé reste un angle mort, alors qu’une grande partie de ces drames pourrait être évitée. Le secteur de l’assurance commence à s’en emparer, et on vous raconte comment dans ce numéro.
En France, dans quel type de lieu surviennent la majorité des noyades mortelles ?
1. En cours d’eau et plans d’eau naturels
2. En mer
3. En piscine
En France, combien de personnes décèdent chaque année des suites d’un accident de la vie courante (chutes, noyades, intoxications, étouffements…) ?
1. Environ 5 000
2. Environ 12 000
3. Plus de 20 000
Quelle part de ses dépenses de santé la France consacre-t-elle à la prévention ?
1. Environ 2 %
2. Environ 5 %
3. Environ 10 %
Réponses :
En France, dans quel type de lieu surviennent la majorité des noyades mortelles ?
En cours d’eau et plans d’eau naturels. Rivières, lacs, étangs : près de 60 % des décès par noyade surviennent en milieu naturel, souvent dans des zones non surveillées. Ce sont des lieux où l’on se baigne pour se rafraîchir sans forcément mesurer les risques : courants, profondeur variable, eau froide, consommation d’alcool. Pendant la canicule de juin 2025, le nombre de noyades en cours d’eau a explosé de 135 % par rapport à la même période en 2024.
En France, combien de personnes décèdent chaque année des suites d’un accident de la vie courante (chutes, noyades, intoxications, étouffements…) ?
Plus de 20 000. Dans 61 % des décès, il s’agit d’accidents domestiques. Et ce chiffre reste stable depuis le début des années 2000, là où la mortalité routière a, elle, été divisée par plus de deux sur la même période.
Quelle part de ses dépenses de santé la France consacre-t-elle à la prévention ?
Environ 2 %. La France ne consacre que 2,3 % de ses dépenses de santé à la prévention, un chiffre inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE (3,4 %). Dit autrement : sur 100 euros dépensés pour la santé, à peine 2 vont à la prévention, le reste sert à soigner. Pourtant, une grande partie des décès liés aux accidents de la vie courante, aux noyades ou aux maladies chroniques pourrait être évitée en amont. C’est précisément sur ce terrain que les assureurs ont une carte à jouer, en investissant dans la prévention plutôt que dans la seule indemnisation.
Voici trois articles pour creuser le sujet de la prévention santé et de l’engagement des assureurs.
Matmut et Swim Stars s’unissent contre les noyades : La Matmut et Swim Stars organisent le 3 juin à Paris une journée de sensibilisation à la sécurité aquatique des enfants. L’événement s’inscrit dans un partenariat lancé il y a un an, alors que les noyades ont augmenté de 14 % durant l’été 2025. Une semaine nationale de prévention suivra du 8 au 12 juin dans l’ensemble du réseau Swim Stars.
L’obésité, angle mort de la prévention santé ? : Le gouvernement vient de lancer sa feuille de route « Obésité 2026-2030 ». Un signal fort, à l’heure où 10 millions d’adultes sont concernés en France. Mais du côté des assureurs et des mutuelles, la prévention ciblée reste quasi inexistante.
AVC : la Mgéfi mise sur la pédagogie et la prévention : La Mgéfi lance un nouveau guide prévention consacré à l’AVC, destiné à mieux faire connaître les signes d’alerte, les facteurs de risque et les bons réflexes. Un outil pensé pour agir vite et au quotidien.

