Le premier baromètre prévention de Santéclair met en lumière plusieurs fragilités chez les salariés. L’entreprise appelle à une stratégie fondée sur l’évaluation des besoins, des actions ciblées et un suivi durable.
À l’occasion de la Semaine pour la qualité de vie et des conditions de travail, Santéclair publie la première édition de son baromètre prévention. Derrière une santé physique jugée globalement satisfaisante, plusieurs signaux se dégradent. Le baromètre, fondé sur 2 426 questionnaires remplis en 2025, met en évidence des difficultés qui touchent le sommeil, la santé mentale, l’activité physique et la vie quotidienne.
Plus d’un répondant sur deux, soit 54 %, présente des signes d’un état anxieux ou dépressif. Le score moyen de santé mentale s’établit à 39,2, loin de la valeur de référence de 47. L’écart entre les sexes est net : le score atteint 36,8 chez les femmes, contre 43,1 chez les hommes. Les 18-34 ans et les personnes sans activité professionnelle figurent également parmi les populations les plus exposées.
Le sommeil concentre une autre fragilité majeure : 60 % des répondants déclarent souffrir d’insomnie. Les formes sévères concernent 7,6 % des femmes, contre 5 % des hommes. La proportion grimpe à 12,1 % chez les femmes sans activité professionnelle, contre 4,7 % chez les hommes dans la même situation. Les jeunes adultes sont eux aussi particulièrement touchés.
Le constat se prolonge dans les habitudes de vie. Au total, 51,9 % des répondants n’atteignent pas les recommandations d’activité physique, contre 39 % des Français selon Santé publique France. Cette insuffisance concerne 57 % des femmes et 69,7 % des personnes inactives. Chez les 18-34 ans, 61 % des femmes restent sous le niveau recommandé, contre 37,9 % des hommes.
Le baromètre relève aussi que 68 % des participants se déclarent en surpoids. Le taux atteint 77,1 % parmi les personnes sans activité professionnelle et 69,9 % chez les 18-34 ans. Plus d’un répondant sur deux signale par ailleurs des douleurs physiques. Leur impact est jugé fort ou très fort par 58,8 % des inactifs, 41,7 % des femmes et 38,5 % des 50-64 ans.
« La prévention santé ne peut plus reposer sur des actions ponctuelles, affirme Christian Acknin, directeur général de Santéclair. Elle doit s’appuyer sur une connaissance objectivée des besoins, permettre des réponses individualisées et s’inscrire dans une logique de pilotage et d’évaluation dans la durée. C’est à cette condition qu’elle devient un véritable levier stratégique pour les entreprises. »
Selon Santéclair, cette approche suppose une implication des différentes strates de management au sein des entreprises. La direction générale et les ressources humaines doivent fixer un cap, avant une déclinaison opérationnelle dans les équipes. Les outils d’analyse et de suivi peuvent alors faire de la prévention un levier d’amélioration des conditions de travail et de pilotage pour l’organisation.

