Vacances d’été 2026 : les Français privilégient la France

Vacances d’été 2026, les Français privilégient la France face aux crises géopolitiques et budgétaires

En 2026, les Français adaptent leurs projets de vacances sous l’effet conjugué des tensions géopolitiques et d’un budget toujours contraint. Selon le 25ᵉ baromètre annuel des vacances d’Europ Assistance, réalisé par Ipsos*, 68 % des voyageurs français choisiront de passer au moins une partie de leurs vacances dans l’Hexagone, un record. La sécurité et l’inflation deviennent des critères majeurs, tandis que l’intelligence artificielle émerge comme un outil de planification encore minoritaire, mais en forte croissance.

Dans un contexte marqué par l’instabilité géopolitique, les aléas climatiques et les contraintes budgétaires, l’assistance voyage s’impose comme un rempart indispensable pour les vacanciers. Selon le baromètre 2026 d’Europ Assistance, les Français, bien qu’attachés à leurs congés estivaux, adaptent leurs projets en privilégiant la sécurité et la flexibilité. Or, c’est précisément dans ces périodes d’incertitude que les services d’assistance jouent un rôle clé : rapatriement en cas de crise, couverture médicale à l’étranger, aide en cas de perte de bagages ou d’annulation de vol. Avec des destinations comme l’Italie, l’Espagne ou la Grèce toujours plébiscitées, mais aussi des risques accrus (conflits, perturbations aériennes), les voyageurs ont plus que jamais besoin d’un filet de sécurité.

Chiffres clés à retenir

  • 68 % des Français passeront au moins une partie de leurs vacances en France.
  • 55 % considèrent le risque de conflit armé comme un critère de choix.
  • 78 % estiment que l’inflation influence leur envie de voyager
  • 1 864 € : budget moyen par foyer, en hausse de 5 %.
  • 19 % des Français utilisent déjà l’IA pour préparer leurs voyages.

La sécurité et le budget, deux critères déterminants

Le contexte géopolitique influence désormais directement les choix des voyageurs français. 55 % d’entre eux considèrent le risque de conflit armé comme un critère essentiel dans le choix de leur destination, une hausse de 12 points en deux ans. Les destinations comme l’Iran, Israël ou les États-Unis sont désormais évitées par une majorité de Français pour des raisons de sécurité.

Parallèlement, 78 % des Français déclarent que l’inflation pèse sur leur envie de voyager, et 43 % de ceux qui ne partiront pas cet été citent le budget comme principal frein. Malgré cela, le budget moyen alloué aux vacances atteint 1 864 € par foyer, en hausse de 5 % sur un an, mais la durée moyenne des séjours recule à 1,9 semaine (contre 2,1 semaines en 2025).

La France, destination phare de l’été 2026

Face à ces contraintes, 68 % des Français passeront au moins une partie de leurs vacances en France (+1 point par rapport à 2025), dont 51 % exclusivement (+15 points). À l’inverse, les séjours à l’étranger reculent : seulement 49 % des Français prévoient de voyager hors de l’Hexagone, contre 64 % en 2025.

Les régions les plus prisées restent la Provence-Alpes-Côte d’Azur (20 %), l’Occitanie (16 %) et la Bretagne (16 %), bien que ces deux dernières enregistrent un léger recul. À l’international, l’Italie (10 %), l’Espagne (9 %) et la Grèce (5 %) complètent le top 4 des destinations, tandis que le Canada remplace les États-Unis dans le top 5.

Un modèle français distinctif

Les Français se distinguent de leurs voisins européens par leurs préférences :

  • 67 % privilégient le littoral (contre 62 % en Europe).
  • 83 % partent en famille (contre 80 % en Europe).
  • 38 % optent pour la location saisonnière (contre 30 % en Europe).
  • 63 % utilisent la voiture comme principal moyen de transport (contre 53 % en Europe).

En revanche, les city trips (18 %) et les formules « all-inclusive » (9 %) restent peu attractifs, contrairement à la tendance européenne.

 L’IA, un outil en pleine émergence

Bien que encore minoritaire, l’usage de l’intelligence artificielle pour préparer les voyages progresse : 19 % des Français l’ont déjà utilisée (+4 points en un an). 24 % envisagent de s’y fier pour leur prochain voyage, et 78 % des utilisateurs seraient prêts à confier leurs réservations à l’IA, dont 29 % sans validation préalable.

À l’échelle mondiale, l’IA s’impose plus rapidement : 69 % des Indiens et 60 % des Émiratis l’utilisent déjà pour organiser leurs voyages, contre 24 % des Européens.

En 2026, les Français redéfinissent leurs vacances : plus locales, plus familiales, et de plus en plus influencées par la sécurité et le budget. L’IA, bien que encore marginale, pourrait rapidement transformer la manière dont ils préparent leurs séjours. Une tendance à suivre dans les prochaines années.

*Source : Baromètre annuel des vacances 2026, Europ Assistance/Ipsos (enquête réalisée du 27 février au 7 avril 2026, 26 pays, 1 000 répondants par pays).

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