Féminisation des instances dirigeantes : Natixis et CNP Assurance récompensés

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Le 25 octobre 2021 a eu lieu la 8ème édition de la cérémonie de remise des prix du Palmarès 2020 de la féminisation des instances dirigeantes des entreprises du SBF120. Dans le cadre du suivi de la loi Copé-Zimmermann, ce classement permet de mettre en lumière leurs engagements en faveur de la féminisation de leurs instances dirigeantes et plus largement en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Cette année, deux sociétés du secteur des banques et assurances sont dans le top 15 : Natixis en 10ème position suivit directement de CNP Assurances à la 11ème place.

Que veulent dire ces deux belles places sur leur politique en faveur de la féminisation ? Plus généralement, quels enseignements tirer de l’année 2020 sur la question ?

Natixis et CNP Assurances dans le top 15

Le palmarès de la féminisation des instances dirigeantes des 120 sociétés boursières françaises est un classement très complet qui analyse les politiques en faveur de la féminisation dans leur ensemble. En effet, son étude se découpe en quatre parties notées distinctement : Féminisation des Conseils, Féminisation des dirigeants, Féminisation de la Présidence et Politiques de féminisation.

Avec une note globale respective de 78,75 et 78,42 sur 100, Natixis et CNP Assurance ont, de par leurs belles positions, montrés que la féminisation de leurs instances dirigeantes et l’égalité professionnelle étaient pour eux une priorité.

Chez CNP Assurance, les instances dirigeantes sont bien féminisées : Véronique Weill est la Présidente du conseil d’administration, dans lequel il y a 50% de femmes, plus de 6 % par rapport à l’année précédente. De plus, les 4 femmes (sur un total de 11 membres) de son comité exécutif occupent des fonctions stratégiques pour le Groupe et deux d’entre elles dirigent des business units. Enfin, mention spéciale pour l’obtention, pour la 3ème année consecutive, du score de 99/100 en matière d’égalité salariale femmes-hommes, confirmant la maturité de l’entreprise dans ce domaine.

Bérengère Grandjean, directrice des ressources humaines de CNP Assurances a déclaré « Nous entendons aller plus loin dans les années à venir en nous fixant des objectifs encore plus ambitieux pour renforcer la mixité de nos instances dirigeantes et plus globalement la mixité femmes-hommes dans l’entreprise ».

Natixis est quant à elle la première banque du Palmarès et signe une belle avancée en se plaçant à la 10ème place du classement versus la 30ème en 2019.

Elle se démarque avec un score de 16/20 en terme de politiques de féminisation notamment grâce à sa sensibilisation des dirigeants, un score de 86/100 pour l’égalité des genres ou encore l’existence d’un réseau de femmes.

Enfin, son taux de féminisation du Comité d’exécutif est de 40%, ce qui lui vaut la 8ème place (ex aequo avec 3 autres entreprises) sur le sujet.

Comme l’explique la banque « Nous sommes très fiers de cette progression, qui illustre nos engagements pour tendre vers une réelle égalité entre les femmes et les hommes, promouvoir l’accès des femmes aux postes de leadership et construire un environnement de travail inclusif. D’ici à 2024, nous avons pris l’engagement de compter au moins 40 % de femmes dans l’ensemble de nos cercles de leadership. »

La féminisation des entreprises, quels constats ?

Dix ans après la loi Copé-Zimmermann qui impose des quotas de femmes dans les conseils d’administration et de surveillance, il faut continuer d’avancer et même accélérer sur le chemin vers l’égalité réelle et la parité.

Forte heureusement, cette loi a permis de faire évoluer les taux de féminisation de ces conseils puisqu’ils sont passés de 26,2% en 2013 à 45% en 2019 puis à 45,5% en 2020.

Les taux de féminisation des comités exécutifs marquent une nette progression passant de 8,4% en 2013 à 24,7% en 2020.

Les comités des nominations et des rémunérations représentent quant à eux les instances les plus féminisées parmi les sociétés étudiées.

Cependant, la féminisation des directions générales et de présidence du conseil d’administration est l’ombre noire au tableau, bien qu’il y ait une légère progression : seules 12 femmes sont directrices générales ou présidentes de directoire et 11 femmes présidentes de conseils d’administration ou de surveillance.

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