Multiplication des événements climatiques extrêmes, hausse des primes : le 3e baromètre de L’olivier Assurance, réalisé avec YouGov, confirme l’angoisse budgétaire des Français. 81 % redoutent une assurance habitation devenue inabordable. Et s’ils acceptent de plus en plus l’idée d’une solidarité collective, une majorité refuse encore d’en payer le prix.
Les événements climatiques extrêmes se multiplient, et avec eux une inquiétude très concrète, celle de la facture. Selon la troisième édition du baromètre réalisé par L’olivier Assurance avec l’institut YouGov en juin 2026, c’est la crainte d’une hausse durable du coût de l’assurance habitation qui domine désormais les préoccupations des Français.
Une peur du coût bien installée
81 % des personnes interrogées craignent que les assurances habitation deviennent inabordables sous l’effet de la multiplication des catastrophes naturelles, un niveau quasi identique à celui de mars 2025 (80 %). Plus d’un quart (27 %) se disent même tout à fait inquiets.
Pour Marie Corbineau, directrice de l’habitation chez L’olivier Assurance : « Dans un contexte marqué par le contrecoup des vagues inflationnistes récentes, l’augmentation du coût de la vie et les incertitudes géopolitiques internationales, les Français demeurent particulièrement sensibles à tout ce qui touche à leur budget. Les récents conflits internationaux ont également rappelé la fragilité des équilibres économiques et renforcé le sentiment d’incertitude sur les dépenses contraintes ».
Le risque climatique gagne du terrain
Au-delà du portefeuille, la menace sur le logement se précise dans les esprits. 58 % des Français se déclarent inquiets pour leur habitation face aux futurs aléas, qu’il s’agisse d’incendies, d’inondations, de mouvements de terrain ou de sécheresse, contre 49 % en mars 2025. La part des très inquiets progresse nettement, de 15 % à 20 % en un an.
Marie Corbineau y voit l’effet d’une actualité chargée : les crues de février 2026 dans plusieurs régions, les épisodes de chaleur précoces de mai et juin, et, à venir selon elle, le retour attendu du phénomène El Niño, susceptible d’accentuer certains événements extrêmes.
La solidarité encore minoritaire
Reste la question du financement. Le baromètre relève une évolution des mentalités : 42 % des Français accepteraient de payer un supplément pour garantir une couverture accessible à tous sur l’ensemble du territoire, contre 36 % lors de la mesure précédente. La bascule n’est pas faite pour autant, puisque 58 % refusent encore une hausse de leur propre prime au nom de cette solidarité collective.
« Ces résultats mettent en lumière un véritable paradoxe. D’un côté, les Français sont de plus en plus conscients de la réalité du risque climatique et de ses conséquences potentielles. De l’autre, ils restent fortement attachés à la maîtrise de leurs dépenses dans un contexte économique toujours tendu. En toile de fond se dessine une question plus large : qui financera demain l’assurabilité des territoires les plus exposés ? », déclare Marie Corbineau.

