Ils sont artisans, médecins, consultants, gérants de SARL ou auto-entrepreneurs. Ils font tourner l’économie locale, emploient, innovent, prennent des risques.
Et pourtant, quand la maladie frappe, quand l’accident survient, quand l’activité s’arrête brutalement, ils sont parfois seuls face au vide.
Les Travailleurs Non Salariés représentent aujourd’hui 3,4 millions de personnes en France, un chiffre en progression constante (+97 000 en 2024 selon l’INSEE). Une population qui grossit, qui se diversifie, qui rajeunit aussi avec l’essor de l’auto-entrepreneuriat. Et pourtant, leur couverture en santé et prévoyance reste souvent insuffisante.
Ce que les chiffres confirment
Les données sont sans appel. Selon le baromètre CSA/MetLife 2025, 63 % des TNS ne pourraient pas maintenir leur niveau de vie au-delà d’un mois en cas d’arrêt de travail, en comptant uniquement sur leur régime obligatoire. Plus troublant encore : 70 % d’entre eux se sentent mal protégés, mais beaucoup ignorent précisément l’étendue de leur exposition.
Car le régime obligatoire des indépendants, géré par la Sécurité Sociale des Indépendants offre une couverture structurellement inférieure à celle des salariés. Pas de maintien de salaire garanti par l’employeur, des indemnités journalières plafonnées, une pension d’invalidité modeste, un capital décès limité à moins de 9 000 euros. En clair : le TNS qui tombe est souvent celui qui tombe le plus bas.
Et pourtant, seuls 45 % d’entre eux ont souscrit un contrat de prévoyance individuelle (étude CSA, 2024). Soit plus d’un TNS sur deux qui navigue sans filet.
Un marché en croissance, des opportunités réelles
Ce paradoxe : besoin fort, couverture faible, devrait logiquement faire du segment TNS l’un des plus dynamiques pour les professionnels de l’assurance. Et les signaux vont dans ce sens. La réforme des retraites, la montée en puissance du PER, la déductibilité Madelin, la prise de conscience post-Covid sur la fragilité des indépendants : les leviers d’entrée en conversation n’ont jamais été aussi nombreux.
Mais le marché reste complexe à aborder. Les profils TNS sont hétérogènes, de l’auto-entrepreneur à 15 000 euros de chiffre d’affaires au chirurgien libéral en passant par le gérant de SARL et leurs besoins, leur sensibilité tarifaire, leur rapport à l’assurance varient considérablement. La prospection est souvent difficile, les réseaux de prescripteurs (experts-comptables, notaires, chambres consulaires) pas toujours activés. Et la concurrence : mutuelles, bancassurance, comparateurs en ligne,… est réelle.
Résultat : beaucoup de courtiers de proximité hésitent, sous-investissent ou abandonnent ce segment faute d’outils, de formation ou d’une offre vraiment adaptée.
Ce que nous voulons comprendre et pourquoi votre avis compte
C’est précisément pour sortir de ces constats généraux que l’Assurance en Mouvement lance aujourd’hui une enquête terrain auprès des courtiers de proximité sur leur rapport au marché de la santé et de la prévoyance des TNS.
Êtes-vous positionné sur ce segment ? Quels profils constituent votre portefeuille ? Quelles solutions vendez-vous ou n’arrivez-vous pas à vendre, et pourquoi ? Quelles difficultés rencontrez-vous concrètement ? De quoi auriez-vous besoin pour mieux aborder cette cible ?
Ce sont les réponses du terrain, qui permettront de dresser un tableau fidèle de la réalité. Et d’identifier ce qui manque vraiment : des outils, une formation, une offre plus lisible, un soutien à la prospection ?
L’enquête prend moins de 5 minutes. Elle est anonyme. Et ses résultats seront publiés et partagés avec l’ensemble de la profession.
Répondre à l’enquête ici ou cliquez sur l’image.
Sources : INSEE – Baromètre CSA/MetLife 2025 – Étude CSA/AÉSIO 2023


