Acheel publie un classement inédit des primes MRH par ville et par région pour le premier semestre 2026. Basée sur 15 000 contrats, l’étude confirme des écarts de plus de 55 % selon la localisation et érige le coût de l’assurance en véritable marqueur du pouvoir d’achat immobilier.
Dans un marché où les primes multirisques habitation ont progressé de +8 à +12 % cette année selon les estimations sectorielles, l’assureur 100 % digital Acheel a décidé de jouer la transparence. Son étude, réalisée à partir de 15 000 contrats souscrits entre avril et mai 2026, révèle des disparités territoriales que beaucoup pressentaient, mais que peu osaient chiffrer.
Le constat est sans appel : à couverture équivalente, la prime annuelle d’un petit logement (moins de 50 m²) peut aller de 96 € à Annecy jusqu’à 143 € à Aix-en-Provence. Pour les grandes surfaces, l’écart est encore plus marqué — Brest s’en tire à 127 € quand Boulogne-Billancourt culmine à 227 €, soit près du double.
« Le coût de l’assurance habitation devient un véritable marqueur des inégalités territoriales de pouvoir d’achat. »
Les métropoles sous pression
L’analyse au m² est particulièrement éclairante. Elle révèle un éventail allant de 2,42 €/m²/an (Annecy) à 3,76 €/m²/an (Boulogne-Billancourt), avec Paris à 3,66 € et Aix-en-Provence à 3,68 €. À l’inverse, des villes comme Reims (2,43 €), Saint-Étienne (2,48 €) ou Grenoble (2,50 €) restent dans une fourchette contenue.
Les facteurs explicatifs sont multiples et bien connus des professionnels du secteur : densité urbaine, sinistralité climatique, coût des biens assurés et exposition aux cambriolages. En 2025, les catastrophes naturelles ont pesé environ 5 milliards d’euros sur les bilans des assureurs français, selon France Assureurs. Quant aux cambriolages, les forces de l’ordre en ont recensé plus de 218 000 en 2024, avec des chiffres 2025 qui s’annoncent similaires.
Classement — Petits logements (< 50 m²) · Prime annuelle
| Ville | Prime annuelle |
| Annecy | 96 € |
| Rennes | 103 € |
| Brest | 103 € |
| Clermont-Ferrand | 106 € |
| Lyon | 119 € |
| Paris | 131 € |
| Marseille | 132 € |
| Mulhouse | 139 € |
| Aix-en-Provence | 143 € |
Classement — Grands logements (> 50 m²) · Prime annuelle
| Ville | Prime annuelle |
| Brest | 127 € |
| Annecy | 130 € |
| Rennes | 136 € |
| Lyon | 159 € |
| Marseille | 180 € |
| Toulouse | 181 € |
| Le Havre | 184 € |
| Paris | 197 € |
| Aix-en-Provence | 198 € |
| Boulogne-Billancourt | 227 € |
Des disparités régionales confirmées : la Bretagne en tête, la Corse isolée
À l’échelle régionale, le tableau est tout aussi contrasté. Pour les petits logements, la Bretagne (111 €/an) et les Pays de la Loire (116 €) s’imposent comme les régions les plus accessibles, tandis que la Corse (158 €) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (131 €) ferment la marche.
Pour les logements familiaux, l’Auvergne-Rhône-Alpes prend la tête (170 €) devant la Bretagne (173 €) et les Pays de la Loire (181 €). La Corse atteint 258 €, un niveau qui s’explique autant par l’exposition aux risques climatiques et aux incendies que par le coût élevé de la reconstruction sur l’île.
En termes de coût au m², les écarts régionaux atteignent plus de 44 % : la Bretagne s’établit à 2,56 €/m²/an quand l’Île-de-France culmine à 3,18 € et la Corse à 3,69 €.
Coût au m²/an par région (toutes surfaces)
| Région | €/m²/an |
| Bretagne | 2,56 € |
| Grand Est | 2,60 € |
| Bourgogne-Franche-Comté | 2,60 € |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 2,61 € |
| Pays de la Loire | 2,68 € |
| Occitanie | 2,89 € |
| PACA | 3,10 € |
| Île-de-France | 3,18 € |
| Corse | 3,69 € |
Le comparatif concurrentiel : Acheel se positionne comme le moins cher
L’étude s’accompagne d’un exercice de benchmark sur trois profils types : étudiant, jeune actif en appartement, couple propriétaire en maison. Sur chacun, Acheel affiche la hausse la plus contenue du marché, avec des évolutions de +8 % (profil étudiant) à +40 % (profil jeune actif), quand certains concurrents affichent des bonds bien supérieurs.
Sur le profil couple rural (maison de 120 m²), le tarif mensuel Acheel passe de 25,64 € en 2025 à 30,07 € en mai 2026, soit +17 %. Un concurrent affiche sur le même profil une évolution de +169 %, à 56,27 €/mois.
« La prime moyenne MRH d’Acheel est de 158 €/an, contre une moyenne nationale de 299 € en 2024. »
Acheel rappelle que sa prime moyenne annuelle MRH est de 158 €, soit presque la moitié de la moyenne nationale (299 € selon France Assureurs). Un positionnement qu’elle attribue à son modèle 100 % digital, qui lui permet de comprimer ses coûts de distribution et de gestion.
L’assurance habitation, nouveau poste de référence du coût du logement ?
Au-delà des chiffres, l’étude Acheel soulève une question structurelle : à mesure que les risques climatiques et la sinistralité urbaine progressent, le coût de l’assurance habitation tend à s’aligner sur la valeur et l’exposition du bien immobilier. Les villes déjà sous tension comme Paris, Lyon, Marseille, Aix-en-Provence, voient ainsi se cumuler une pression à l’achat ou à la location et une prime d’assurance élevée.
Ce glissement progressif fait de l’assurance habitation un indicateur à part entière du pouvoir d’achat immobilier, au même titre que le loyer ou la mensualité de crédit. Une tendance que les acteurs publics et les professionnels du secteur auront intérêt à prendre en compte dans leurs analyses territoriales.
Veuillez trouver ici le communiqué complet. Étude Acheel – 15 000 contrats MRH souscrits en avril-mai 2026, toutes formules et surfaces confondues, maisons et appartements.

