« Mieux vaut prévenir que perdre la vue » braille Eddy

Eddy* n’a pas tort. Il faut reconnaître une chose au secteur de l’assurance, il parle très bien de prévention. Dans les conférences, dans les interviews, dans les communiqués de presse… la prévention est partout.

Elle s’affiche, elle s’explique, elle s’incarne même parfois dans de belles promesses d’innovation. Enfin… surtout dans les slides. Car dans la vraie vie, celle des contrats et des garanties, la logique reste souvent la même : un sinistre survient, et l’assurance répond présente. Efficace, structurée, professionnelle. Rien à redire. Mais prévenir ? Anticiper ? Éviter ? Disons que cela avance… prudemment.

Et pourtant, quelque chose est en train de changer

Avec l’émergence de solutions basées sur l’intelligence artificielle, capables, par exemple, de détecter des risques pour la vue avant qu’ils ne deviennent critiques (voir article) la prévention n’est plus une intuition ou un pari. Elle devient mesurable, concrète, évidente.

On ne parle plus seulement d’un bénéfice pour l’assuré, mais aussi d’un impact direct sur les coûts. Moins de sinistres, moins de dépenses, et au passage, des clients mieux protégés. Sur le papier, tout le monde est gagnant.

Alors pourquoi cette impression persistante que la prévention reste encore… une option ?

Il faut dire que le modèle historique de l’assurance est solide (quoique…). Un sinistre, une indemnisation, une relation client qui se joue souvent à ce moment-là. C’est un terrain connu, maîtrisé. La prévention, elle, a un défaut presque « gênant » : elle fait disparaître le sinistre. Et avec lui, une partie des repères traditionnels du secteur.

Mais le vrai changement pourrait venir d’ailleurs

Demain, peut-être que le client ne se contentera plus de demander  “Suis-je couvert ?” Il pourrait bien poser une autre question : “Vous pouviez savoir que ce risque existait… pourquoi ne m’avez-vous pas aidé à l’éviter ?”

Et là, le sujet ne sera plus seulement technique ou économique. Il deviendra presque… relationnel. L’assurance a toujours su payer. Elle commence à savoir prévoir. Il ne lui reste plus qu’à faire de la prévention autre chose qu’un excellent sujet de conférence.

*Eddy c’est le patron d’une petite auberge à côté de chez moi, dans le Drôme provençale.

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