Colloque : Santé, l’intelligence artificielle peut-elle concilier performance technologique, sécurité et éthique ?

Ce prochain colloque  » L’intelligence artificielle en santé peut-elle concilier performance technologique, sécurité et éthique ?  » est organisé par MFP Retraite et l’OCIRP le mardi 20 septembre 2022 (8h30 – 12h30) au Conseil économique, social et environnemental.

Entretien avec Jean-François JEAN, Président de MFP Retraite.

Pourquoi avoir organisé ce colloque sur l’Intelligence artificielle en santé ?

L’intelligence artificielle est un domaine de recherche en pleine expansion qui fait avancer la médecine. Promis à un grand avenir, ses applications concernent toutes les activités humaines qui permettent notamment d’améliorer la qualité des soins.

Ainsi, l’IA est au cœur de la médecine du futur avec les opérations assistées, le suivi des patients à distance, les prothèses intelligentes, ou encore les traitements personnalisés grâce au recoupement de données.

Mais le titre est forcément réducteur et l’objectif du colloque est d’aborder l’IA en santé mais aussi en prévention.

Ne voyez-vous pas des dangers au développement de l’IA dans les domaines de la santé et de la prévention ?

Bien entendu, comme beaucoup de citoyens j’ai des craintes sur ces sujets même si la France a mis en place une plateforme nationale d’exploitation des données de santé ; l’accès de cet ensemble considérable de données étant sécurisé et encadré par la CNIL.

Il n’en demeure pas moins que l’IA peut, par exemple, révéler des corrélations statistiques débouchant sur des pratiques discriminatoires. En utilisant des critères tels que l’âge, l’origine ethnique, ou le niveau de revenu, un algorithme pourrait ainsi identifier une certaine population comme tellement à risque qu’il ne faudrait pas l’assurer.

Il convient donc que celui qui programme un algorithme soit contraint d’adopter un comportement responsable et éthique.

Quels débats souhaitez-vous générer au travers de ce colloque ?

Face à ces enjeux de santé publique mais aussi de sécurité des données et de pratiques éthiques, je pense que nous devons nous interroger sur le rôle, la place et les propositions des organismes complémentaires de santé et de prévention ?

Il est également indispensable que le grand public comprenne comment fonctionnent ces systèmes pour savoir ce qu’ils font et surtout ce qu’ils ne font pas.

Quels seront les principaux intervenants à ce colloque ?

Nous avons souhaité inviter des intervenants de la société civile dont l’expertise est reconnue sur le sujet.

Mais nous laisserons également la parole aux organismes de l’ESS (mutuelles , GPS, assurances mutuelles) qui sont de plus en plus confrontés à la réalité de la mise en œuvre de l’IA.

La conclusion sera effectuée par le Président de la Mutualité Française qui devrait, au moment où, pour la deuxième fois seulement en 10 ans, un Ministre du numérique vient d’être nommé, faire entendre la différence des organismes non lucratifs.

Pourquoi organisez-vous ce colloque au CESE ?

Il nous est apparu essentiel d’inscrire ce débat dans l’enceinte du CESE qui est l’une des trois assemblées constitutionnelles et dont la dernière réforme l’a placée auprès des pouvoirs publics comme le nouveau «forum de la société civile». C’est l’enceinte idéale pour discuter sereinement de cet enjeu essentiel de santé publique.

Pour s’inscrire (places limitées) : Emmanuelle Lambijou –  emma@lambijou.me

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