Guerre des talents : on peut travailler où on veut vivre

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Guerre des talents, une réalité pour l’assurance ? est le thème de l’entretien avec Philippe Saby, Directeur général de Solly Azar

D’un point de vue général, les mutations des entreprises, exacerbées par la crise sanitaire, doivent-elles inciter l’entreprise à repenser sa stratégie en matière d’attractivité ? (en interne et en externe)

Plus que jamais les mutations des entreprises doivent inciter à repenser leur stratégie d’attractivité, aussi bien en interne qu’en externe. Si l’entreprise ne le fait pas en interne, elle prend le risque de perdre ses talents. Pour recruter, il faut repenser sa stratégie en externe. Donc, dans les deux cas, il faut repenser sa stratégie.

Aujourd’hui, les nouvelles générations sont plus sensibles à l’équilibre vie privée / vie professionnelle et au sens de leur engagement professionnel. L’entreprise doit s’adapter.

Avec la crise sanitaire, nous nous sommes adaptés. Depuis plusieurs années, l’épanouissement professionnel est au cœur de nos valeurs. Nous avons pérennisé l’accord de télétravail à raison de deux jours par semaine, sur la base du volontariat.

Nous avons mis en place « Solly Azar Mobilités » : « avant on vivait où on travaillait, maintenant on peut travailler où on veut vivre ». Nous avons quatre sites : Paris, Lyon, Lille, Aix-en-Provence.

Donc, en termes de recrutement, cela nous permet de proposer des sites différents.

Chez Solly Azar, nous avons aussi un système de parcours professionnels pour les équipes en charge de l’accueil des assurés et la gestion de leurs contrats, jusqu’au sinistre. Pour plus de 50% de notre effectif donc, nous proposons des parcours professionnels à leurs mains.

Ces parcours métiers sont très bien identifiés en termes de périmètre et de performances, avec une rémunération associée à chaque niveau. Et ce sont les collaborateurs qui s’inscrivent dans leur progression professionnelle, à leur rythme. Enfin, sur chacun de nos sites, nous organisons des lieux de travail avec des espaces en flex office et des espaces collectifs de travail mais aussi des bulles de confidentialité.

On rénove le bureau tel qu’il existait avant. Quand nous sommes au bureau, nous venons chercher autre chose que ce que l’on fait en télétravail. On travaille aussi sur l’expérience client et il y a une culture du service que l’on veut promouvoir. Par exemple, nous avons obtenu la certification Service Client France Garantie. Nos équipes sont toutes situées en France, et Solly Azar est reconnu comme un acteur du développement économique sur les territoires.

Dans le secteur de l’assurance, craignez-vous une pénurie des compétences clés ?

Le terme « pénurie » est très fort. Il y a toujours des jeunes diplômés, des ingénieurs, des actuaires. C’est à nous d’aller les chercher. Certes le marché est tendu, mais cela ne signifie pas que l’on ne trouve pas les compétences.

L’attractivité perçue d’une entreprise est-elle un facteur clé de son succès ? (pour le recrutement)

Oui, et nous sommes aujourd’hui dans un contexte de marché tendu. Les candidats ont plus de choix qu’avant. Ils choisissent aujourd’hui l’endroit où ils veulent aller.

Les entreprises doivent-elles réinventer la relation employeurs / collaborateurs ?

« Réinventer », c’est un bien grand mot. Plus que de « réinventer », il faut s’adapter. Il y a toujours un contrat de travail, un employeur, des clients à servir, une exigence de résultat. Ce n’est pas la profession qu’il faut changer, mais les manières de faire, la qualité de l’exécution du métier. Ce secteur a ses propres qualités à mettre en avant.

Au-delà de la rémunération, comment selon vous, attirer/garder les talents d’une entreprise ?

Il faut montrer à nos talents que leur succès dépend d’eux. Et le rôle de l’entreprise, c’est de leur donner les moyens d’accéder aux responsabilités, aux défis, et d’obtenir des résultats. C’est le collaborateur qui est responsable de son succès. Le sujet, ce n’est pas que le savoir-faire, c’est aussi le savoir-être. Il faut les deux.

En général, pour les entreprises du secteur de l’assurance, la “guerre des talents” est-elle aujourd’hui en France, une réalité ?

Il y a de la concurrence, c’est un fait. Mais elle a toujours existé. Il faut fidéliser les bons collaborateurs.

Dans notre secteur, nous sommes au service des assurés, des intermédiaires, et nous devons constamment nous interroger sur la manière de créer un cadre de travail épanouissant aux jeunes générations, qui ont de nouvelles exigences.

Le secteur de l’assurance offre une palette de métiers : juridique, informatique, vente, communication, actuariat, prévention, gestion de sinistres, etc… C’est un secteur allant de l’assurance chien-chat, à l’assurance santé des salariés d’une grande entreprise, de l’assurance moto, à l’assurance de flottes automobiles, d’un contrat d’assurance-vie, à des contrats d’épargne retraite. Le spectre des sujets traités est incroyablement varié.

Pour conclure ?

Avec la crise sanitaire, Les collaborateurs ont dû s’adapter.

Toute cette période a été révélatrice des valeurs humaines que nous attendons de nos collaborateurs, et aujourd’hui on recrute mieux. C’est un élément véridique dans les deux sens. Les talents que l’on recrute ont tendance à nous confier qu’ils n’ont pas été « trompés » par leur recruteur. Nous ne trichons pas. C’est cette réciprocité qui fait les bons recrutements.

Dossier : Guerre des talents, réalité pour le secteur de la l’assurance ? enquête, itw, libre blanc, AssuranceTV, podcast… si intérêt, nous consulter.

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