10:07, votre pause engagée #5 · Canicules et climat

Et si vous en saviez moins que vous ne le pensez ? 1 sujet, 3 questions, 0 jargon : votre pause engagée en 3 minutes.

Il y a exactement 321 ans, un 6 août, il faisait si chaud à Paris que le thermomètre de l’astronome Cassini, installé à l’Observatoire, a littéralement explosé.

 La liqueur a dépassé l’échelle et fait éclater l’instrument, autant dire que la météo du jour n’a jamais été relevée. C’était en 1705, bien avant que l’on parle de changement climatique. La différence avec aujourd’hui ? La fréquence. L’été 2025 a été le troisième plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec plus de 5 700 décès attribués à la chaleur. Ce ne sont plus des épisodes exceptionnels : c’est le nouveau rythme de nos étés. Le secteur de l’assurance est en première ligne face à ces risques, et on vous raconte comment dans ce numéro.

En août 2003, la France a connu la canicule la plus meurtrière de son histoire récente. Combien de décès ont été recensés en seulement vingt jours ?

1. Environ 8 000

2. Environ 15 000

3. Environ 22 000

En 2025, combien ont coûté les sinistres climatiques aux assureurs en France (tempêtes, grêle, sécheresse, inondations…) ?

1. 1,5 milliard d’euros

2. 3 milliards d’euros

3. 5,2 milliards d’euros

Selon la trajectoire de référence retenue par la France, de combien la température moyenne pourrait-elle augmenter dans l’Hexagone d’ici 2100 ?

1. +2 °C

2. +4 °C

3. +6 °C

Réponses : 

En août 2003, la France a connu la canicule la plus meurtrière de son histoire récente. Combien de décès ont été recensés en seulement vingt jours ?

Environ 15 000. Entre le 1er et le 20 août 2003, la chaleur a provoqué un excès de mortalité de près de 55 % par rapport à la normale. C’est cette crise qui a conduit à la création du dispositif de vigilance canicule de Météo-France en 2004, et à la mise en place de plans de prévention pour les personnes vulnérables. Un tournant dans la manière dont la France gère les vagues de chaleur.

En 2025, combien ont coûté les sinistres climatiques aux assureurs en France (tempêtes, grêle, sécheresse, inondations…) ?

5,2 milliards d’euros. La grêle à elle seule a représenté 2,2 milliards, touchant deux tiers des communes françaises. La sécheresse a coûté 1 milliard supplémentaire. Et ce chiffre est bien au-dessus de la moyenne de la décennie 2010-2019, qui était de 3,9 milliards. 

Selon la trajectoire de référence retenue par la France, de combien la température moyenne pourrait-elle augmenter dans l’Hexagone d’ici 2100 ?

+4 °C en France d’ici 2100. C’est plus que la moyenne mondiale (+3 °C), car les terres se réchauffent plus vite que les océans. Concrètement, cela signifierait des nuits au-dessus de 20 °C pendant 40 à 50 jours par an dans la moitié nord du pays, et plus de 100 jours sur le pourtour méditerranéen. Des étés comme celui de 2003 deviendraient la norme, pas l’exception.

Voici trois articles pour creuser le sujet du climat et du rôle des assureurs face à ces nouveaux risques. 

Canicule : l’assurance paramétrique gagne du terrain : Alors que les records de chaleur se multiplient à travers le monde, l’Inde expérimente depuis 2023 des assurances paramétriques qui indemnisent automatiquement les travailleurs informels lorsque le thermomètre dépasse un seuil critique. Un modèle qui commence à essaimer.

Prévention risques climat : Geoya, l’approche collective : Face à l’intensification des événements climatiques, le secteur de l’assurance cherche progressivement à faire évoluer son approche.

Emotions et sinistres climatiques : des assureurs s’engagent : En révélant la charge émotionnelle des clients, lors de sinistres climatiques, l’observatoire OSIRIS ouvre la voie à une transformation naturelle du métier.

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