Engagée depuis 1886 dans le logement social, Caisse d’Épargne dresse le bilan de son action et du plan Habiter 2030, dans un contexte de forte demande et de transition environnementale du parc.
Le logement social reste sous tension, et Caisse d’Épargne entend rappeler son ancienneté sur ce terrain. 140 ans après ses premières opérations d’habitats collectifs bon marché, la banque met en avant un modèle associant financement du secteur et gestion de logements via le Groupe Habitat en Région.
Près de 3 millions de personnes sont en attente d’un logement social, tandis que 71 % des Français y sont éligibles. Les délais d’attribution atteignent en moyenne un an et demi au niveau national et trois ans et demi à Paris. Le secteur doit aussi faire face à la rénovation énergétique du parc, aux enjeux de cohésion sociale et à l’attractivité des territoires. En janvier, le gouvernement a lancé le plan « Relance Logement », avec l’objectif de construire 400 000 logements par an d’ici à 2030, dont 125 000 logements sociaux dès 2026.
Caisse d’Épargne revendique aujourd’hui la place de premier financeur privé du logement social, avec 11,8 milliards d’euros d’encours moyen-long terme et 2,1 milliards d’euros de financements accordés en 2025. À travers le Groupe Habitat en Région et ses filiales, elle se présente également comme le premier opérateur privé du secteur, avec un parc de 252 000 logements sociaux accueillant 552 000 personnes.
Selon Sylvain Vial, directeur du Développement Caisse d’Épargne, « l’habitat, et plus particulièrement le logement social, est une priorité pour nos territoires, un catalyseur majeur des transitions sociétales et environnementales ». Il ajoute que l’avenir du secteur passera par « le développement de logements plus nombreux et l’amélioration de la performance environnementale du parc ».
Cette stratégie s’inscrit dans le Plan Vision 2030 du Groupe BPCE, qui place l’immobilier parmi ses priorités. Dans ce cadre, le Groupe Habitat en Région a présenté fin 2024 son plan Habiter 2030, soutenu par 7 milliards d’euros d’investissements dans les territoires à horizon 2030. L’organisation vise à développer l’offre de logements, renforcer sa proximité territoriale et accélérer la transition environnementale.
Après une première année de déploiement, le Groupe Habitat en Région fait état de 6 000 logements en construction et de 3 600 logements neufs livrés. Il indique aussi avoir réhabilité 4 800 logements en 2025, soit une hausse de 26,3 % par rapport à 2024. Le plan aurait également contribué à la création de 21 000 emplois directs et indirects.
L’accession à la propriété fait aussi partie des objectifs affichés. En 2025, 700 familles ont pu devenir propriétaires grâce à des dispositifs tels que le bail réel solidaire, le prêt social location-accession ou la vente HLM. L’objectif fixé est de 8 000 familles accompagnées d’ici à 2030. Sur le volet climat, le groupe annonce une baisse de 6 % des émissions carbone liées à l’exploitation de son parc entre 2024 et 2025. Le taux de satisfaction des locataires atteint 78 %, en progression d’un point sur un an.
Pour François Rieu, président du Groupe Habitat en Région, ce bilan confirme « la pertinence de son modèle dans la durée et sa capacité à inscrire ses engagements dans des résultats mesurables ». Il estime que ces avancées traduisent la trajectoire fixée autour de quatre axes : développer l’offre, réhabiliter le patrimoine, accompagner les parcours résidentiels et accélérer la transition environnementale.

