Biodiversité : MAIF soutient 16 projets pour le vivant

La MAIF a présenté les 16 lauréats 2025-2026 de son Fonds pour le vivant, mené avec Nature 2050. Les projets soutenus visent à restaurer les milieux naturels et à adapter les territoires au climat.

À l’issue de son Assemblée générale des 14 et 15 mai dernier, la MAIF a dévoilé les lauréats de l’appel à projets 2025-2026 du Fonds MAIF pour le vivant, conduit en partenariat avec le Fonds Nature 2050 de CDC Biodiversité. Pour la quatrième année de cet engagement en faveur de la régénération de la nature, l’assureur soutient 16 projets, un nombre inédit pour cette initiative. 

Portés par des collectivités, des associations ou des structures d’intérêt général, ces projets sont répartis sur l’ensemble du territoire français. Ils ont été retenus pour leur contribution à la restauration des milieux naturels, à la préservation de la biodiversité, à la gestion durable de l’eau et à l’adaptation au changement climatique.

Les actions sélectionnées couvrent plusieurs types de milieux. Certaines concernent les transitions agricoles et forestières, avec l’agroforesterie en Nouvelle-Aquitaine, l’expérimentation Alti’Chênes dans le Massif central ou la restauration de pelouses calcaires dans l’Allier. D’autres portent sur les cours d’eau et les zones humides, comme le marais d’Avilly dans l’Oise, la Seille, la Moselle, la tourbière de l’étang d’Avaux, la basse vallée du Don, le ruisseau de la Rize à Lyon, le Riou Mort à Decazeville ou encore la basse vallée du Créanton dans l’Yonne.

Le programme comprend aussi des projets de renaturation urbaine. À Sainte-Foy-la-Grande, la place du Foirail doit être transformée en espace plus végétalisé et plus frais. À Laxou, le parc urbain des Provinces vise à apporter davantage de nature dans un quartier prioritaire. Sur le littoral, les Barthes de la Nivelle au Pays basque et les Mattes de Paladon dans le Médoc doivent contribuer à restaurer des zones humides et à renforcer la résilience face aux inondations ou à l’érosion marine.

Pour Yves Pellicier, président du groupe MAIF, cette édition traduit une nouvelle étape : « Quatre ans après le lancement du Fonds MAIF pour le vivant, cette édition marque une accélération réelle de notre engagement. […] Face à l’intensification des épisodes climatiques, au recul de la biodiversité, nous prenons notre part pour construire des réponses plus durables de concert avec les acteurs sur le terrain. » Marianne Louradour, présidente de CDC Biodiversité et du Fonds Nature 2050, souligne pour sa part la variété des réponses retenues, de la renaturation urbaine à l’agroforesterie. Selon elle, ces projets doivent aussi permettre de documenter, mesurer et démontrer leur impact sur la résilience des écosystèmes.

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