Accidentalité routière : la mortalité en hausse en 2025

Le bilan définitif de l’accidentalité routière en 2025 fait état de 3 515 morts en France, en hausse de 2,4 %. La vitesse, l’alcool et les comportements à risque restent au cœur des accidents mortels.

L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière a publié le bilan définitif de l’accidentalité routière pour 2025. Au total, 3 515 personnes sont mortes sur les routes de France métropolitaine et d’outre-mer, soit une hausse de 2,4 % par rapport à 2024. Le chiffre progresse aussi légèrement par rapport à 2019, année de référence de la décennie 2020-2030, avec une augmentation de 0,5 %.

En France métropolitaine, 3 263 décès ont été recensés, soit 70 de plus qu’en 2024. Parmi les personnes tuées, 2 523 étaient des hommes et 740 des femmes. Le nombre de blessés est estimé à 247 000, en hausse de 4,9 %, dont 16 800 blessés graves. Là encore, la progression est nette par rapport à 2024, avec une hausse de 5,2 % pour les blessés graves.

Le bilan distingue les personnes responsables de l’accident dans lequel elles sont décédées et celles qui ne l’étaient pas. En métropole, 2 047 personnes sont mortes dans un accident qu’elles avaient causé, tandis que 1 216 n’étaient pas responsables. Parmi ces dernières, 30 % étaient des piétons, 36 % des conducteurs et 33 % des passagers. Les usagers vulnérables, dont les piétons, cyclistes, utilisateurs d’équipements de déplacement personnel motorisés et deux-roues motorisés, représentent 53 % des personnes tuées non responsables.

Les hommes demeurent très majoritaires dans les bilans de l’accidentalité routière. Ils représentent 77 % des tués et 75 % des blessés graves en métropole. Ils comptent aussi pour 83 % des présumés responsables d’accidents mortels.

Les principaux facteurs d’accidents mortels restent la vitesse excessive ou inadaptée et l’alcool, relevés respectivement chez 29 % et 21 % des présumés responsables. Viennent ensuite l’inattention, les stupéfiants et les malaises, puis les manœuvres dangereuses, les refus de priorité et les contresens. Le communiqué souligne également le poids des accidents sans tiers impliqué : 1 381 personnes y ont perdu la vie, soit 42 % de la mortalité routière.

Dans les territoires d’outre-mer, 252 personnes sont décédées sur les routes en 2025. Ce chiffre progresse de 5 % par rapport à 2024, tout en restant inférieur de 1 % à celui de 2019. Les hommes représentent 80 % des personnes tuées. Parmi les victimes, 132 sont mortes dans un accident qu’elles avaient causé et 120 n’en étaient pas responsables.

Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, a qualifié ce bilan de « choc ». Elle a notamment déclaré : « Je refuse de considérer ces décès comme une fatalité. » À l’approche des départs estivaux, elle appelle l’ensemble des usagers à la prudence et au respect des règles de sécurité routière.

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