Le digital ethic officer dans nos activités

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Face aux enjeux éthiques, juridiques et managériaux posés par l’usage du numérique, de l’intelligence artificielle et des données et aux évolutions du cadre réglementaire associé à ces technologies, le Management des enjeux éthiques et juridiques de l’Intelligence Artificielle et de la data semble indispensable dans notre secteur.

Article du 24 Août 2022, complété le 28 Août 2022

Le digital ethic officer d’une entreprise est aussi chargé de faire respecter les valeurs de la marque dans chaque projet digital.

Il existe de nombreuses définitions formelles de l’éthique numérique – Wikipedia, par exemple, définit l’éthique informatique (également appelée éthique de l’information) comme  » la branche de l’éthique qui se concentre sur la relation entre la création, l’organisation, la diffusion et l’utilisation de l’information, et l’éthique normes et codes moraux régissant la conduite humaine dans la société « .

L’objectif d’un code d’éthique numérique est de définir les principes de conduite qui devraient être pratiqués par les organisations dans toutes leurs activités numériques.

L’essentiel est que l’éthique numérique concerne les valeurs morales : elle ne concerne pas tant ce qu’un organisme peut faire dans la sphère numérique, mais ce qu’il doit faire. Ou peut-être, plus important encore, il ne s’agit pas tant de ce qu’il ne peut pas faire, mais de ce qu’il ne devrait pas faire.

Cette distinction est importante, car ce que les organisations peuvent faire avec les données numériques – par opposition à ce qu’elles devraient faire – est déjà régi et limité par des règles et réglementations telles que le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Cela impose un certain nombre d’obligations aux organisations qui collectent et utilisent des données numériques sur les personnes, notamment :

  •     Demander l’autorisation de collecter et de stocker des données sur les utilisateurs
  •     Demander la permission de vendre des données personnelles qui ont été stockées
  •     Donner aux utilisateurs le droit de demander que les données les concernant soient supprimées
  •     Donner aux utilisateurs l’accès aux données personnelles qui ont été collectées et stockées

Cela implique que les organismes peuvent collecter et stocker des données personnelles sur leurs utilisateurs et donateurs de services s’ils ont l’autorisation de le faire, et ils peuvent les revendre à qui ils veulent tant qu’ils ont l’autorisation de le faire.

Mais tout cours d’éthique numérique de niveau débutant pour les étudiants vous dira que même si vous êtes autorisé à faire quelque chose (comme stocker les données d’un utilisateur), il se peut que cela soit contraire à l’éthique. Collecter et stocker des données personnelles sur un utilisateur de service parce que vous pensez que cela vous permettra de lui fournir un meilleur service à l’avenir est une chose.

Les collecter et les stocker sans but précis, malgré le risque que les données puissent être piratées et divulguées par un pirate informatique, en est une autre !

Dans le secteur de l’assurance, France Assureurs a d’ailleurs publié en début d’année une note de position dans laquelle elle demande aux assureurs de ne pas foncer tête baissée dans l’adoption de l’IA mais d’adopter plutôt une utilisation progressive, raisonnée et humaine.

Ailleurs : À travers l’Institut intelligence et données, l’Université Laval à Québec joue un rôle de premier plan, tout en étant bien consciente des risques que représente l’usage des données issues plus particulièrement du monde réel. Aussi, l’éthique est-elle au cœur de la recherche touchant des données en lien à l’être humain.

 

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