Été 2026 : les Français resserrent leur budget vacances

Selon l’enquête annuelle Cofidis, 62 % des Français prévoient de partir en vacances cet été. Mais la hausse des prix, des carburants et les tensions sur le pouvoir d’achat conduisent à réduire les budgets.

Les vacances d’été restent un rendez-vous important pour les Français, mais l’été 2026 se prépare le portefeuille serré. D’après la 6e édition de l’enquête annuelle de Cofidis sur le budget des vacances d’été, 62 % des Français déclarent avoir l’intention de partir en 2026, un niveau proche de celui observé en 2025. En revanche, le budget moyen prévu par les futurs vacanciers recule nettement, à 1 748 euros, soit 287 euros de moins qu’un an plus tôt. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 2022.

Cette baisse touche différemment les catégories de population. Les CSP+ et les Franciliens restent ceux qui prévoient les budgets les plus élevés, respectivement 2 087 euros et 2 114 euros, mais ce sont aussi eux qui réduisent le plus leurs dépenses par rapport à 2025. Les CSP- anticipent un budget plus limité, à 1 453 euros, avec une baisse plus contenue. Parmi les Français qui ne partiront pas, le manque de moyens financiers demeure la première raison évoquée, citée par 52 % d’entre eux.

La perception d’une hausse des prix pèse fortement sur les projets. Près de neuf futurs vacanciers sur dix disent avoir constaté une augmentation depuis leurs dernières vacances d’été. Dans ce contexte, 70 % estiment devoir restreindre leur budget, une proportion plus élevée chez les CSP- et les moins de 35 ans. Les achats plaisir et souvenirs arrivent en tête des postes réduits, devant les restaurants, l’alimentation, les sorties, les activités et les loisirs. Par ailleurs, une partie des vacanciers prévoit de cuisiner davantage plutôt que d’aller au restaurant, de choisir des activités gratuites ou peu coûteuses, ou encore de privilégier des destinations plus proches afin de limiter les frais de transport. 

La hausse du prix des carburants joue aussi un rôle important : 71 % des futurs vacanciers déclarent qu’elle a un impact sur leur budget, et 64 % indiquent qu’elle influence leur choix de destination. En raison du coût des carburants, mais aussi de l’annulation de certains vols, 61 % des Français envisagent de partir davantage près de chez eux. Cette tendance est plus marquée chez les jeunes, en particulier chez les 18-24 ans. 

Au-delà du budget, d’autres critères entrent dans les décisions. Le contexte géopolitique est cité par 50 % des futurs vacanciers comme un facteur influençant leurs choix. Le changement climatique intervient pour 40 % d’entre eux, tandis que 36 % disent prendre en compte l’empreinte écologique de leurs vacances. Les séjours responsables progressent dans les intentions, mais leur coût reste un frein majeur, devant les contraintes de transport et le manque d’offres jugées attractives.

Dans ce contexte, les solutions de financement conservent une place dans les usages. Plus d’un Français sur cinq considère le crédit à la consommation comme utile pour financer ses vacances d’été, une proportion en légère hausse par rapport à 2025. Cette perception est plus forte chez les moins de 35 ans et les étudiants. Par ailleurs, 12 % des futurs vacanciers envisagent de recourir au paiement en trois ou quatre fois sans frais.

Pour Mathieu Escarpit, Directeur Marketing Cofidis France, « cette édition 2026 confirme que les vacances demeurent un moment important pour les Français, même dans un contexte budgétaire contraint. Face au retour de la hausse des prix, ils ne renoncent pas, mais ajustent leurs projets : choix de destinations plus proches, réduction des dépenses plaisirs etc. Coutumiers de ces ajustements budgétaires, les Français ont une approche de bons gestionnaires pour préserver ce temps de respiration, tout en gardant la maîtrise de leur budget ».

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