Des assurés en attente de services concrets

Prévention, orientation, deuxième avis médical, tiers payant : les Français jugent les services des complémentaires santé utiles, mais les connaissent mal.

Alors que le système de santé est jugé fragile par une large partie des Français, notamment à cause des délais d’accès aux soins, les services associés aux contrats de complémentaire santé apparaissent comme un appui important dans les parcours de santé. Une étude Toluna Harris Interactive réalisée pour Santéclair met en avant une attente élevée des assurés, mais aussi un déficit persistant de notoriété autour de ces dispositifs. 

Plus de neuf Français sur dix considèrent comme importants des services tels que l’accompagnement en cas d’hospitalisation, la recherche de professionnels de santé de proximité, le tiers payant, l’analyse de devis ou l’accès à un deuxième avis médical. Pourtant, pour une grande partie de ces services, beaucoup d’assurés disent ne pas savoir si leur complémentaire les propose, en particulier pour la prévention, le coaching santé, l’orientation diagnostique ou l’accès à l’innovation médicale. 

L’étude montre aussi une attente forte sur la prévention. Environ huit Français sur dix estiment que la prévention, le dépistage des maladies chroniques et l’accompagnement vers des comportements favorables à la santé doivent être consolidés. Dans ce cadre, les complémentaires sont perçues comme des acteurs pouvant prendre une place plus importante. 

Sur le terrain des données de santé, une majorité des personnes disposant d’une complémentaire se dit prête à accepter leur utilisation pour des services personnalisés ou pour un meilleur accompagnement dans les soins. L’adhésion est encore plus forte lorsqu’il s’agit de lutte contre la fraude. Mais cette acceptation repose sur des exigences claires : cadre légal, sécurité, transparence, consentement explicite et possibilité de retrait à tout moment. 

Enfin, plus de sept Français sur dix se déclarent à l’aise avec les outils numériques en santé et reconnaissent l’intérêt de l’intelligence artificielle pour la recherche, le diagnostic, la prévention ou l’orientation. L’étude souligne toutefois la nécessité d’un accompagnement pédagogique, alors que 67 % des répondants disent recourir à des outils d’IA généralistes pour obtenir des conseils de santé, sans toujours distinguer ces applications des solutions spécialisées. Pour Santéclair, l’enjeu est donc aussi d’aider les assurés à identifier les outils utiles, dans un cadre sécurisé et compréhensible.

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