Selon une étude OpinionWay pour Adyen, 59 % des Français se disent intéressés par une assurance activable depuis leur smartphone. Le secteur fait face à de nouvelles exigences de fluidité et de flexibilité.
Près de 4 Français sur 10 ont déjà abandonné une souscription d’assurance en ligne à cause d’un parcours jugé trop complexe, notamment lors du paiement ou de l’envoi de documents. C’est l’un des enseignements d’une étude OpinionWay réalisée pour la plateforme de technologie financière Adyen, publiée le 19 mars 2026.
L’enquête, menée en ligne les 25 et 26 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 052 personnes, dresse un constat net : plus de 4 Français sur 10 estiment que les services digitaux de leur assureur sont moins modernes que ceux de leur banque ou des sites d’e-commerce qu’ils utilisent au quotidien.
Cette perception alimente une demande croissante de souplesse. 59 % des répondants se disent intéressés par une assurance activable à la demande depuis un smartphone. Le chiffre monte à 65 % chez les moins de 35 ans, mais atteint aussi 57 % chez leurs aînés, signe que l’attente dépasse le seul clivage générationnel. Dans la même tranche d’âge, 69 % des jeunes souhaitent pouvoir gérer leur contrat sans passer par un service client, une aspiration partagée par 45 % des 35 ans et plus.
La question des moyens de paiement occupe également une place centrale. Selon l’étude, 44 % des Français préféreraient régler leur assurance par carte bancaire plutôt que par prélèvement automatique. Chez les 18-24 ans, 73 % apprécieraient un abonnement souple payable en ligne, et 72 % aimeraient que leur assureur accepte Apple Pay, Google Pay ou PayPal, un souhait que partage un tiers des 65 ans et plus.
Enfin, la rapidité de remboursement apparaît comme un levier de fidélisation déterminant. Une majorité de répondants se dit prête à changer d’assureur pour obtenir une indemnisation immédiate après un sinistre. Les consommateurs réclament aussi davantage de choix dans les modalités de remboursement : virement, carte bancaire ou portefeuilles électroniques. Une part croissante accepterait même de partager certaines données bancaires de manière sécurisée si cela permettait d’accélérer les remboursements ou de réduire le coût de leur contrat.

