Le Fonds MAIF pour le vivant et le Fonds Nature 2050 lancent une nouvelle édition de leur appel à projets commun, du 16 septembre au 16 novembre. Objectif : financer des solutions fondées sur la nature pour renforcer la résilience des territoires. Quatre ans après son lancement, le dispositif affiche des résultats concrets.
Restaurer le vivant pour mieux affronter le climat. C’est le pari du Fonds MAIF pour le vivant qui, avec le Fonds Nature 2050 de CDC Biodiversité, accompagne depuis 2023 des projets misant sur la nature pour renforcer la résilience des territoires. Alimenté par le dividende écologique de l’assureur, le dispositif entame sa cinquième année d’engagement et rouvre son appel à projets jusqu’au 16 novembre 2026. Selon l’UICN, les solutions fondées sur la nature pourraient fournir jusqu’à 30 % de l’effort nécessaire pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.
Des résultats déjà mesurables
Quatre ans après son lancement, le fonds affiche des réalisations tangibles. Parmi les 40 projets soutenus depuis 2023, de Bourg-en-Bresse à Rion-des-Landes en passant par les Collines normandes, des milieux naturels retrouvent leurs fonctions écologiques : cours d’eau renaturés, zones humides restaurées, bocages renforcés. Certains effets sont déjà quantifiés, comme des températures inférieures de 0,6 °C dans les espaces renaturés de Rion-des-Landes, ou des habitats plus favorables à la chouette effraie dans le bocage normand.
À terme, ces 40 projets doivent permettre la restauration de 81,3 hectares de prairies et pelouses, de 137 hectares de zones humides et de près de 43 kilomètres de cours d’eau, ainsi que la plantation de 73 088 arbres, la suppression de 45 ouvrages hydrauliques et la désimperméabilisation de plus de 5 hectares.
Agir avant les dommages
Pour la MAIF, l’enjeu est d’intervenir en amont.« Face à l’intensification des événements climatiques, nous avons la responsabilité d’agir avant que les dommages ne surviennent. Protéger la nature est une condition pour vivre, habiter et entreprendre dans des territoires résilients. Avec ce nouvel appel à projets, nous souhaitons encourager celles et ceux qui démontrent que le vivant peut être une réponse concrète aux défis climatiques de notre époque », souligne Yves Pellicier, président du groupe.
Du côté de CDC Biodiversité, sa présidente Marianne Louradour juge le déploiement des solutions fondées sur la nature « d’une urgence absolue » à la sortie d’un été 2026 inédit.

