ITW Talents de l’assurance : Olivia Gonçalves

Chaque année, les Talents de l’Assurance mettent en lumière celles et ceux qui contribuent à la performance du secteur et qui rendent possible son évolution et sa transformation.

Nous sommes allés à la rencontre des lauréats 2026 pour revenir sur leur parcours, leurs convictions et leur vision de l’assurance de demain. Nous avons échangé avec Olivia Gonçalves, Office Manager, Direction Innovation & Solutions Clients, Direction des Affaires Publiques et Direction Communication Groupe & LMDE, au sein du Groupe Intériale.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre parcours ?

Je suis Office Manager et j’accompagne trois directions aux enjeux complémentaires : la Direction Innovation & Solutions Clients, la Direction des Affaires Publiques et la Direction Communication Groupe (interne et externe) ainsi que LMDE (La Mutuelle des Étudiants).

Mon rôle se situe au croisement de l’opérationnel, du stratégique et du transversal. J’organise, j’anticipe, je coordonne, je facilite et je veille à créer les conditions nécessaires au bon fonctionnement des équipes et à la réussite de leurs projets. J’aime être celle qui fait le lien, fluidifie les échanges, apporte de la cohérence et permet aux choses d’avancer.

Mon parcours est assez atypique : j’ai commencé comme architecte paysagiste, dans un univers où la créativité et la conception occupent une place centrale, avant de découvrir l’assistanat de direction, puis les univers de la prévoyance, des instances, de l’assurance et de la mutualité, dans lesquels j’évolue depuis plus de vingt ans.

Avec le recul, je vois une vraie continuité dans ce parcours : j’ai toujours aimé concevoir, organiser, donner du sens et de la cohérence, et faire émerger des projets. Aujourd’hui, je mets cette sensibilité au service des organisations et des femmes et des hommes qui les font vivre, avec ma (petite) touche personnelle : un mélange d’exigence, de créativité, d’engagement et d’humanité.

Et puis, j’aime l’idée d’être là où l’on ne m’attend pas forcément, de dépasser les attentes et de montrer que mon métier peut aller bien au-delà de ce que l’on imagine. 😉

Après tout, pourquoi se limiter à une fiche de poste quand on peut contribuer à faire bouger les lignes ?

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ?

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est être au cœur de l’action, comprendre les enjeux, anticiper les besoins et contribuer à faire avancer les projets. J’aime cette position qui permet d’avoir une vision transversale, de relier les personnes, de faciliter les échanges et de transformer des idées en réalisations concrètes.

Il y a aussi une dimension moins visible, mais essentielle : apporter de la sérénité. Anticiper une difficulté, sécuriser une organisation, penser à ce qui pourrait être oublié, permettre à chacun de se concentrer sur ses priorités… Ce sont parfois de petites choses qui changent beaucoup au quotidien.

Et puis, j’aime les gens ! La dimension humaine est fondamentale dans mon métier. Derrière l’organisation, il y a avant tout des relations de confiance, de l’écoute et de la coopération.

Ma plus grande satisfaction, c’est de savoir que j’ai contribué, à ma manière, à faire avancer les choses et à rendre le collectif plus efficace, le tout avec le sourire. L’engagement, c’est mettre ses compétences au service d’un objectif, mais aussi y mettre un peu de soi. 

Qu’est-ce qui vous a amenée à travailler dans l’assurance ? Était-ce un choix ou un hasard de carrière ?

Je suis arrivée dans l’assurance par simple opportunité, sans imaginer une seule seconde que j’y construirais plus de vingt ans de mon parcours professionnel.

Au départ, je dois bien l’avouer, cet univers m’était totalement étranger… et pas forcément le plus glamour à mes yeux ! 😊

Mais j’ai toujours pensé que rien n’arrive tout à fait par hasard. Alors, j’ai cherché à comprendre, à apprendre et à trouver ma place. Petit à petit, j’ai découvert un secteur beaucoup plus riche que je ne l’imaginais, avec une grande diversité de métiers, des enjeux humains forts et de nombreuses possibilités de s’investir dans des projets porteurs de sens.

J’y ai trouvé un environnement dans lequel j’ai pu évoluer, apprendre et m’épanouir. J’y ai fait de très belles rencontres qui, pour certaines, se sont transformées en de belles amitiés !

Avec le recul, je me dis que ce qui était au départ une opportunité est devenue un véritable chemin professionnel. Et peut-être que mon parcours de vie était déjà un peu tout tracé !

Le talent dans votre métier, comment se concrétise-t-il selon vous ?

Je pense que le talent dans mon métier réside dans cette capacité à voir au-delà de ce qui est immédiatement visible.

Bien sûr, il faut savoir organiser, coordonner, gérer les priorités et maîtriser les outils. Mais la véritable valeur ajoutée se situe aussi dans l’anticipation, la compréhension des enjeux, la capacité à repérer les besoins avant même qu’ils soient exprimés et à faire le lien entre des interlocuteurs qui n’ont pas toujours les mêmes priorités.

Il faut savoir être à la fois dans le détail et dans la vision d’ensemble, faire preuve de discrétion tout en sachant alerter, être rigoureux sans perdre sa souplesse et trouver des solutions sans ajouter de complexité.

Et puis, il y a ma touche personnelle : ma sensibilité artistique, héritée de mon premier métier, qui m’amène à rechercher l’harmonie, la cohérence et la justesse dans la manière dont les choses s’articulent. C’est ma signature !

J’y associe ce qui me semble essentiel dans mon métier : l’intelligence relationnelle, cette capacité à comprendre les autres, à percevoir ce qui ne se dit pas toujours, à adapter sa posture et à créer les conditions d’une relation de confiance.

Le talent, pour moi, c’est de rendre les choses plus simples pour les autres, sans jamais simplifier à l’excès la complexité de ce qu’il faut accomplir. C’est savoir conjuguer expertise, intuition, sens du collectif et intelligence relationnelle pour faire avancer les choses avec justesse et humanité et toujours avec le sourire et la zen attitude.

Si vous deviez expliquer votre métier à un enfant de 10 ans, que lui diriez-vous ?

Je lui dirais que je suis un peu comme une cheffe d’orchestre au sein d’une équipe.

Dans un orchestre, chaque musicien joue d’un instrument différent. Mon rôle, c’est de faire en sorte que chacun puisse jouer au bon moment, que tout soit prêt et que tout le monde avance dans la même direction.

Je dois penser à beaucoup de choses, parfois même avant que les autres n’y pensent, pour anticiper les imprévus, éviter les fausses notes et permettre aux projets de se réaliser.

Et quand tout fonctionne bien, c’est un peu comme par magie : tout s’enchaîne, chacun trouve sa place et peut se concentrer sur ce qu’il sait faire de mieux.

La différence avec une vraie magicienne ? Je n’ai pas de baguette magique… Quoique ! J’en ai une, mais elle est invisible 😉

Un projet, une rencontre, une initiative qui vous a particulièrement marquée dans le secteur ?

Parmi les nombreuses initiatives auxquelles j’ai eu la chance de contribuer, l’organisation d’un Noël pour des enfants malades de l’hôpital Necker, aux côtés de l’association Fraternité Police et de ses policiers bénévoles, reste particulièrement marquante.

Voir la magie de Noël briller dans les yeux de ces enfants est une expérience qui m’a profondément touchée. Ce projet a été relayé dans la presse, mais au-delà de cette visibilité, c’est surtout ce qu’il a permis de vivre, de partager et d’apporter à ces enfants qui lui donne toute sa valeur.

Lorsque je suis arrivée chez Intériale, je ne connaissais absolument pas l’univers des Affaires Publiques. Au fil des projets et des partenariats, j’ai découvert combien il était possible, à notre niveau, de contribuer à des initiatives porteuses de sens et de prendre part à des actions qui dépassent le cadre de nos missions quotidiennes.

Cette expérience m’a confortée dans une conviction : nous ne travaillons pas uniquement pour faire avancer des dossiers ou aboutir à des projets. Nous travaillons aussi pour ce que ces projets rendent possible, pour les liens qu’ils créent et pour les personnes auxquelles ils peuvent apporter quelque chose.

Dans mon métier, j’aime comprendre les enjeux, faire le lien entre les personnes, mobiliser les énergies et créer les conditions nécessaires à la concrétisation des initiatives. Et lorsque le résultat va au-delà de l’objectif initial pour avoir un impact humain tangible, le sentiment d’utilité prend une tout autre dimension.

C’est aussi ce qui me plaît dans l’assurance et la mutualité : découvrir que, derrière nos métiers parfois peu visibles, il existe de nombreuses façons de contribuer à des actions qui ont du sens.

Car au fond, ce qui donne de la valeur à ce que nous faisons, ce n’est pas seulement ce que nous accomplissons, mais aussi ce que nous permettons aux autres de vivre.

C’est cette dimension humaine qui me touche et qui donne, chaque jour, du sens à mon engagement professionnel.

Qu’est-ce qui vous donne envie de vous lever le matin pour travailler dans l’assurance, et pas ailleurs ?

Ce qui me donne envie de me lever le matin, c’est d’abord de savoir que mon travail est utile, même lorsque cette utilité n’est pas immédiatement visible.

Depuis plus de vingt ans dans l’assurance et la mutualité, j’ai appris à mesurer la richesse de ce secteur, mais aussi celle de mon métier. Derrière l’organisation, la coordination et la gestion des priorités, il y a un rôle bien plus large : comprendre les enjeux, anticiper les besoins, créer du lien, faciliter les échanges et contribuer à la réussite collective.

Mon poste me permet d’évoluer au croisement de plusieurs directions, de travailler sur des sujets très variés et de contribuer à des projets qui ont chacun leur finalité. Je ne m’ennuie jamais : j’apprends, je m’adapte, je découvre et je me renouvelle constamment. C’est cette diversité qui me stimule, mais aussi la possibilité de donner du sens à ce que je fais.

Et puis, il y a une dimension qui me tient particulièrement à cœur : faire évoluer le regard porté sur mon métier. Je crois profondément que les fonctions support ont encore beaucoup à révéler. Trop souvent, on en perçoit les missions les plus visibles, sans mesurer tout ce qui se joue en coulisses : l’anticipation, la compréhension des enjeux, la capacité à faire le lien entre les personnes, à fluidifier les organisations et à créer les conditions nécessaires pour que les projets aboutissent.

C’est aussi ce que j’essaie de démontrer au quotidien, à ma manière, par mon engagement, mon exigence, ma créativité et mon sens du collectif. J’aime l’idée de montrer qu’un métier peut aller bien au-delà de sa fiche de poste, et que sa véritable valeur se mesure aussi à ce qu’il permet aux autres d’accomplir.

Un témoignage reçu lors de ma nomination comme Talent de l’assurance 2026 m’a particulièrement touchée : on me disait que j’étais l’une des rares personnes à donner du sens à mon poste au-delà des attendus et à mettre en lumière toutes ses facettes au quotidien.

Ces mots ont résonné en moi, parce qu’ils reflètent précisément ce que je souhaite apporter : faire découvrir mon métier autrement, contribuer à sa reconnaissance et montrer qu’il peut être un véritable levier d’efficacité collective.

Je suis arrivée dans l’assurance par opportunité, sans imaginer y construire une aussi longue partie de ma vie professionnelle. J’y suis restée parce que j’y ai trouvé du sens, des rencontres, des possibilités d’évolution et la satisfaction de contribuer, à mon niveau, à quelque chose de plus grand que moi.

Au fond, ce qui me motive, c’est de faire avancer les choses, de contribuer à ce qui compte et de montrer que, même lorsque notre travail se fait dans l’ombre, il peut avoir une réelle portée. Et si je peux, au passage, faire changer le regard sur mon métier et donner envie à d’autres de le découvrir, alors j’aurai le sentiment d’avoir apporté quelque chose de plus.

Quelle idée reçue sur l’assurance aimeriez-vous faire disparaître ?

J’aimerais faire évoluer l’idée que l’assurance est un secteur austère, peu créatif et essentiellement administratif. Derrière les contrats, les procédures et les réglementations, il y a des projets, de l’innovation, des partenariats, des engagements et surtout des femmes et des hommes qui font vivre le secteur et le font évoluer.

Je souhaite également faire changer le regard porté sur les métiers de l’assistanat de direction et de l’Office Management, encore trop souvent associés à des missions d’exécution ou à la seule gestion de l’organisation quotidienne.

Ces métiers ont pourtant une tout autre dimension. Ils nécessitent de comprendre les enjeux, de prendre de la hauteur, d’anticiper, de coordonner et de savoir créer du lien entre des interlocuteurs aux priorités parfois différentes. Ils demandent une véritable capacité à appréhender les organisations dans leur ensemble, à faciliter les interactions et à contribuer à la dynamique collective.

C’est précisément ainsi que je conçois mon rôle : être une facilitatrice du collectif, une coordinatrice des enjeux et une véritable partenaire du fonctionnement stratégique des directions que j’accompagne. Mon rôle ne consiste pas seulement à organiser, mais aussi à donner de la cohérence, à fluidifier les échanges, à anticiper les besoins et à créer les conditions nécessaires pour que les décisions se traduisent en actions et que les projets puissent aboutir.

Car être une fonction support ne signifie pas être en périphérie de la stratégie. C’est, au contraire, contribuer à sa mise en œuvre, en faisant le lien entre la vision et l’action, entre les idées et leur concrétisation.

C’est cette valeur ajoutée, souvent discrète mais essentielle, que j’aimerais faire davantage reconnaître : celle d’un métier qui ne se contente pas de faire fonctionner les organisations, mais qui contribue pleinement à les faire avancer (avec le sourire et le calme olympien qui me caractérise).

Selon vous, qu’est-ce que le secteur ne montre pas assez de lui-même ?

Je pense que le secteur ne montre pas suffisamment ses coulisses, ses métiers moins visibles et toutes celles et ceux qui contribuent chaque jour à son fonctionnement et à sa réussite.

On parle naturellement des offres, des garanties, des indemnisations, des innovations ou des évolutions réglementaires (côté barbant et qui ne parle à personne, sauf à celles et ceux qui travaillent dans ce domaine). Mais on parle moins de tout ce qui permet, en coulisses, de faire avancer une organisation : la coordination, l’anticipation, la préparation des décisions, la coopération entre les directions et l’engagement de toutes les équipes.

Or, la réussite collective ne repose pas uniquement sur celles et ceux qui dirigent, mais aussi sur toutes les personnes qui, par leurs compétences et leur engagement, transforment une vision en actions concrètes. Chaque métier a sa place, sa valeur ajoutée et contribue, à son niveau, à l’équilibre et à l’efficacité de l’ensemble. Ce sont précisément ces complémentarités qui font la force d’une organisation.

J’aimerais que l’on donne davantage la parole à ces métiers moins exposés, que l’on raconte leurs réalités et que l’on valorise les compétences qu’ils mobilisent. Les fonctions support, notamment, restent encore trop souvent associées à une vision administrative et traditionnelle, alors qu’elles ont considérablement évolué. Elles nécessitent aujourd’hui de comprendre les enjeux, d’anticiper, de conseiller, d’accompagner, de faciliter les décisions et de créer du lien entre les expertises.

L’arrivée de l’intelligence artificielle constitue, à mes yeux, une formidable occasion de poursuivre cette transformation. En automatisant certaines tâches répétitives, elle peut nous permettre de consacrer davantage de temps à ce qui fait toute la richesse de nos métiers : l’analyse, l’anticipation, le conseil, l’accompagnement, la qualité des relations et l’intelligence collective. À condition, bien sûr, de l’intégrer de manière pertinente et responsable, comme un outil au service de l’humain et non comme une fin en soi.

Mon propre parcours illustre également cette richesse : passer d’un poste d’architecte paysagiste à un poste d’Office Manager dans l’assurance n’était pas une trajectoire évidente. Pourtant, ma sensibilité, ma créativité et mon besoin de donner du sens aux choses nourrissent aujourd’hui ma manière de travailler.

Je crois que le secteur a tout à gagner à montrer davantage cette diversité, à valoriser les parcours atypiques et à faire évoluer son image. L’assurance est un univers vivant, qui se transforme et dans lequel les compétences humaines, relationnelles et transversales ont toute leur place.

Il est temps de sortir de l’ombre ces métiers qui font fonctionner le collectif, de dépasser les idées reçues et de montrer que, derrière chaque réussite, il y a bien plus qu’une décision : il y a toute une chaîne de compétences, de coopération et d’engagement.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui hésite à se lancer dans l’assurance ?

Je lui dirais : ne vous arrêtez pas à l’image que vous avez du secteur. Prenez le temps de le découvrir !

L’assurance et la mutualité regroupent une multitude de métiers, parfois très éloignés de ce que l’on imagine. Il existe de nombreuses façons d’y trouver sa place, y compris lorsque l’on vient d’un univers différent ou que l’on n’a pas encore une idée précise de son avenir professionnel.

Mon parcours m’a appris qu’une opportunité peut ouvrir des portes que l’on n’aurait jamais imaginé franchir. Il faut rester curieux, oser apprendre, accepter de sortir de sa zone de confort et ne surtout pas considérer un parcours atypique comme une faiblesse.

Au contraire, nos expériences différentes peuvent devenir de véritables atouts : elles nous apportent un autre regard, une capacité d’adaptation et des compétences parfois insoupçonnées. Rien n’est jamais perdu : chaque expérience nous apprend quelque chose et contribue à construire la suite de notre parcours.

Alors, ne cherchez pas forcément le parcours parfait ni la certitude de faire le bon choix du premier coup. Cherchez plutôt un environnement dans lequel vous pourrez apprendre, contribuer, vous épanouir et devenir le professionnel ou la professionnelle que vous avez envie d’être.

Et surtout, OSEZ ! Osez découvrir, essayer, vous lancer, même si tout n’est pas parfaitement défini. Et si vous vous trompez ? Ce n’est pas grave ! Vous apprendrez, vous rebondirez et vous avancerez.

Parce qu’au fond, le plus grand risque est parfois de ne pas oser saisir une opportunité qui pourrait tout changer.

Votre parcours ne sera peut-être pas celui que vous aviez imaginé… et c’est peut-être justement ce qui le rendra unique.

Quels sont, selon vous, les principaux freins à l’attractivité du secteur ?

Je pense que le premier frein à l’attractivité du secteur est le manque de visibilité sur la diversité des métiers, des compétences et des parcours possibles.

Beaucoup de personnes connaissent l’assurance en tant que clients, mais n’imaginent pas tout ce qui se passe derrière. L’innovation, la communication, les affaires publiques, les métiers juridiques, les fonctions support, la gestion de projets, la transformation numérique… Autant de domaines qui contribuent au fonctionnement et au développement du secteur, mais qui restent parfois méconnus.

Il existe encore des idées reçues qui renvoient une image assez conventionnelle, voire un peu poussiéreuse, de l’assurance. Pourtant, le secteur évolue lui aussi et grâce à l’IA notamment, se transforme et doit répondre à des enjeux de plus en plus complexes. Les métiers changent, les compétences se diversifient et la capacité à travailler en transversalité, à s’adapter, à anticiper et à créer du lien devient essentielle.

Je pense aussi que nous ne montrons pas suffisamment la réalité de nos métiers. On parle beaucoup des entreprises, de leurs activités et de leurs résultats, mais pas toujours assez de celles et ceux qui les font vivre au quotidien. Or, l’attractivité passe aussi par l’incarnation : raconter des parcours, partager des expériences concrètes, montrer les coulisses et donner la parole à des professionnels aux profils variés.

L’évolution des outils, notamment avec l’intelligence artificielle, est également une occasion de faire évoluer les perceptions. En repensant certaines tâches et nos façons de travailler, nous pouvons renforcer la dimension conseil, accompagnement, analyse et relationnelle de nombreux métiers. Il faut montrer que l’assurance n’est pas un secteur figé, mais un univers professionnel en mouvement, dans lequel les compétences et les rôles continuent d’évoluer.

Enfin, nous avons donc tout intérêt à faire comprendre qu’il n’existe pas un profil unique pour travailler dans l’assurance, ni une seule façon d’y construire sa carrière.

Pour attirer de nouveaux talents, nous devons moins nous contenter de parler de l’assurance et davantage montrer ce qu’elle permet de faire, d’apprendre, de construire et de devenir. Cela suppose de rendre nos métiers plus visibles, de mieux reconnaître toutes les contributions et de donner envie aux nouvelles générations de se projeter dans un secteur dont elles ne soupçonnent pas toujours la richesse.

L’attractivité commence lorsque l’on permet à chacun de se reconnaître dans des métiers qu’il ne connaissait pas encore.

Votre plus belle surprise depuis que vous travaillez dans le secteur ?

Ma plus belle surprise, ce sont sans aucun doute les belles rencontres humaines et professionnelles que j’ai pu faire au fil de mon parcours.

Quand je suis arrivée dans l’assurance et la mutualité, je ne connaissais pas cet univers et je n’imaginais pas toutes les richesses qu’il pouvait m’apporter. Au-delà de la découverte des métiers et des enjeux du secteur, j’y ai surtout rencontré des personnes avec lesquelles j’ai pu construire de véritables relations de confiance et donner vie à de beaux projets.

Parmi ces rencontres, il y a notamment Axel, avec qui je forme un binôme professionnel dont je suis particulièrement fière depuis près de quatre ans maintenant. Lui aussi a été distingué Talent de l’assurance, en 2025. Notre complémentarité, notre confiance mutuelle et notre envie commune de faire avancer les choses nous ont permis de mener de beaux projets, d’organiser de belles assemblées générales et des événements qui nous ressemblent.

Je crois beaucoup à la force du collectif, mais aussi à cette alchimie particulière qui se crée lorsque deux personnes partagent le même engagement, se comprennent et savent conjuguer leurs compétences. On se stimule, on se complète, on se challenge parfois aussi… et surtout, on va plus loin ensemble !

Mais ma nomination comme Talent de l’assurance 2026 m’a également réservé une très belle surprise : celle de prendre conscience de la portée de mes actions au quotidien, parfois bien au-delà de ce que j’imaginais.

Les nombreux messages que j’ai reçus à cette occasion m’ont profondément touchée. Ils m’ont permis de mesurer ce que mon engagement, ma façon de travailler, mon énergie et ma volonté de faire évoluer le regard sur mon métier pouvaient représenter pour les autres.

C’est à la fois émouvant, réconfortant et précieux. Dans nos métiers, nous sommes souvent tournés vers les autres, vers les projets à faire avancer, les solutions à trouver et les objectifs à atteindre, sans toujours prendre le temps de mesurer ce que nous apportons réellement.

Cette reconnaissance m’a permis de prendre du recul et de réaliser que certaines actions, même discrètes, peuvent avoir une portée bien plus grande qu’on ne l’imagine. Et, je dois l’avouer, ça fait vraiment chaud au cœur !

Finalement, après plus de vingt ans dans le secteur, ma plus belle surprise est peut-être là : avoir découvert un univers dans lequel j’ai pu m’épanouir, nouer des relations fortes, construire de belles choses avec les autres et, à travers cette distinction, mesurer un peu plus concrètement le sens et l’impact de mon engagement.

Le métier de l’assurance que vous recommanderiez les yeux fermés ?

Je recommanderais les métiers de l’Office Management et de l’assistanat de direction, que je trouve passionnants et encore trop peu valorisés. Je prêche pour ma paroisse ! 😊

Ce sont des fonctions qui permettent d’avoir une vision transversale de l’organisation, d’évoluer au contact d’interlocuteurs très variés et de comprendre des enjeux stratégiques tout en restant au plus près de l’action. On est au carrefour des équipes, des projets et des décisions, avec cette possibilité de contribuer concrètement à la dynamique collective.

On y développe des compétences précieuses : organisation, anticipation, discernement, communication, coordination, gestion des priorités et intelligence relationnelle. Mais il faut aussi savoir prendre du recul, comprendre ce qui se joue au-delà des demandes immédiates, repérer les besoins, alerter au bon moment et trouver des solutions adaptées.

C’est également un métier dans lequel on peut apporter pleinement sa personnalité. Pour ma part, j’y mets mon exigence (très élevée), mon engagement, mon goût pour les relations humaines et ma sensibilité créative, héritée de mon premier métier d’architecte paysagiste. Cette combinaison me permet d’aborder les situations avec un regard qui m’est propre, de rechercher la cohérence et de faire avancer les choses à ma manière.

Je recommanderais ces métiers à celles et ceux qui aiment comprendre comment les organisations fonctionnent, créer du lien, faciliter le travail des autres, relever des défis variés et contribuer à des projets qui les dépassent parfois.

Mais j’insiste sur un point : il ne faut pas réduire ces fonctions à un rôle d’exécution ou à la seule gestion du quotidien. Leur richesse réside justement dans leur capacité à conjuguer opérationnel, anticipation, coordination et vision transversale. Être une fonction support, ce n’est pas simplement soutenir l’action : c’est aussi contribuer à lui donner les moyens d’aboutir (avec le sourire).

Ce sont des métiers qui demandent de la curiosité, de l’adaptabilité, de l’engagement et une vraie intelligence humaine. Ils offrent aussi la possibilité d’apprendre en permanence, de découvrir de nouveaux univers et de faire évoluer sa contribution au fil des expériences.

Alors oui, je les recommanderais les yeux fermés ! À condition de les regarder pour ce qu’ils sont aujourd’hui, et non pour l’image parfois réductrice qu’ils ont pu avoir hier.

L’assurance doit-elle mieux dialoguer avec les écoles et les jeunes diplômés ? Si oui, comment ?

Absolument ! Et je pense que ce dialogue devrait aussi concerner les métiers que les jeunes connaissent le moins, notamment ceux auxquels ils ne pensent pas spontanément lorsqu’ils envisagent une carrière dans l’assurance.

Il faut aller à leur rencontre, leur ouvrir les portes de nos organisations, leur montrer concrètement nos réalités professionnelles et leur permettre d’échanger avec celles et ceux qui exercent ces métiers au quotidien. Rien ne remplace la rencontre pour dépasser les idées reçues et découvrir ce qui se cache derrière un intitulé de poste.

Les témoignages, les interventions dans les écoles, les stages, l’alternance, le mentorat et les échanges avec des professionnels sont autant de moyens de rendre le secteur plus accessible et plus concret. Nous devons montrer la diversité des métiers, des compétences et des personnalités qui le composent, mais aussi la richesse des collaborations qui permettent aux organisations d’avancer.

Je pense également qu’il est essentiel de faire connaître les parcours atypiques. Mon propre parcours en est un exemple.

C’est pourquoi je crois beaucoup à la force du témoignage. En partageant nos expériences avec sincérité, nous pouvons montrer aux jeunes qu’il n’existe pas un profil unique pour réussir dans l’assurance, ni un parcours idéal qu’il faudrait absolument suivre. Les compétences acquises ailleurs peuvent devenir de véritables atouts, et certaines opportunités peuvent révéler des talents que l’on ne soupçonnait pas soi-même.

Nous avons donc toutes et tous un rôle à jouer dans cette transmission. Faire découvrir nos métiers, expliquer leur utilité, parler de nos évolutions et donner à voir ce qui nous anime : autant de façons de permettre aux jeunes de se projeter et de trouver leur place.

Une carrière ne se décide pas nécessairement lorsqu’on est jeune, et elle ne se construit pas toujours comme on l’avait imaginée. L’important est de rester curieux, d’oser explorer et de se donner la possibilité de découvrir des univers auxquels on n’aurait pas pensé.

Alors oui, ouvrons davantage nos portes, partageons nos expériences et donnons envie aux nouvelles générations de nous rejoindre.

Il faut OSER ! Oser découvrir, oser essayer, oser emprunter un chemin différent, oser se tromper. Parce qu’une opportunité que l’on n’avait pas envisagée peut parfois devenir le début d’une très belle histoire professionnelle.

L’engagement, dans votre quotidien professionnel, ça ressemble à quoi concrètement ?

Pour moi, l’engagement, c’est faire les choses avec conviction et avec le cœur. C’est ne pas se contenter de faire ce qui est attendu, mais chercher à comprendre pourquoi on le fait, à quoi cela sert et comment on peut apporter une réelle valeur ajoutée.

C’est aussi aimer être là où l’on ne nous attend pas forcément, surprendre positivement, dépasser les attentes et, surtout, se dépasser soi-même !

Concrètement, dans mon quotidien, cela signifie anticiper, aller au bout des sujets, être attentive aux détails, alerter lorsque c’est nécessaire et chercher des solutions plutôt que de s’arrêter aux difficultés. C’est aussi être présente pour les équipes, faciliter leur quotidien, créer du lien et contribuer à instaurer un climat de confiance. J’aime être celle sur qui l’on peut compter, celle qui fait avancer les choses et qui cherche à rendre le travail collectif plus fluide et plus efficace.

Je suis exigeante, parfois un peu trop, avec moi-même comme avec ce que je produis ! Cette exigence vient de mon sens des responsabilités et de mon envie de bien faire. Mais pour moi, l’engagement ne se résume pas à la rigueur ou à la performance : il suppose aussi de l’écoute, de l’adaptabilité, de la bienveillance et une véritable attention portée aux autres.

Il prend également tout son sens lorsque je peux contribuer à des projets qui dépassent le cadre de mes missions quotidiennes, notamment lorsqu’ils ont une portée humaine. Ces expériences me rappellent que derrière les dossiers, les réunions et les projets, il y a toujours des personnes, des besoins et parfois des initiatives qui peuvent faire une vraie différence.

Je crois profondément que l’on peut exercer son métier avec professionnalisme tout en y mettant sa personnalité, ses convictions et sa sensibilité. C’est ce qui me motive : comprendre les enjeux, mobiliser les énergies, faciliter la concrétisation des projets et savoir que ma contribution, même discrète, est utile au collectif.

Pour moi, l’engagement, c’est mettre ses compétences au service d’un objectif, mais aussi y mettre un peu de soi (mon côté artiste parle 😉). C’est faire sa part avec conviction, exigence et humanité, sans perdre de vue le sens de ce que l’on n’accomplit ni les personnes pour lesquelles on le fait.

En un mot, l’assurance pour vous, c’est… ?

La solidarité ! (Dans le sens « lien » : relier les personnes, les enjeux, les directions et les projets, tout en gardant l’humain au cœur de l’action)

Parce que derrière l’assurance et la mutualité, il y a cette idée fondamentale que l’on peut se protéger, s’entraider et faire face aux imprévus grâce à un engagement collectif.

C’est aussi ce que j’ai découvert au fil de mon parcours : derrière les métiers, les organisations et les projets, il y a avant tout des femmes et des hommes, des rencontres et des initiatives qui peuvent faire une vraie différence.

La solidarité ne se résume pas à un principe ou à une promesse. Elle prend vie dans les actions, les engagements et toutes ces contributions, parfois discrètes, qui permettent de prendre soin des autres.

Et c’est finalement ce qui donne du sens à mon engagement professionnel : contribuer, à ma manière, à faire avancer les choses, à créer du lien et à mettre mes compétences au service du collectif.

 

Préparez-vous, les Talents de l’assurance, organisé par Vovoxx Média, reviendront en 2027. 

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