OPEF : le panorama annuel de l’épargne financière

Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a publié la nouvelle édition du rapport de l’Observatoire des produits d’épargne financière (OPEF).

Ce document de référence, désormais installé dans le paysage réglementaire depuis la loi Industrie verte de 2023, propose un état des lieux consolidé des performances et des frais de l’ensemble des produits d’épargne financière accessibles aux particuliers.

Une mission fixée par la loi

L’OPEF n’est pas une initiative ponctuelle : sa création découle directement de la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l’industrie verte, qui a chargé le CCSF de suivre dans la durée l’évolution des frais et des performances des produits d’épargne financière. L’Observatoire a été constitué en son sein sous la forme d’un groupe restreint et paritaire, associant représentants du secteur financier, associations de consommateurs et d’épargnants, ainsi que des experts de l’Autorité des marchés financiers (AMF), de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de la direction générale du Trésor.

Sur le plan méthodologique, le rapport s’appuie sur les travaux de collecte et de statistiques menés par les sociétés Harvest Quantalys et Sémaphore Conseil, mandatées à cet effet par le CCSF, ainsi que sur des données transmises par l’ACPR, France Assureurs, l’AMF, l’IEIF ou encore la FNMF selon les produits concernés.

Un objectif pédagogique

L’ambition affichée par l’OPEF est claire : offrir aux épargnants, avertis ou non, un panorama clair, transparent et vérifié des produits d’épargne financière, de leurs frais et des facteurs qui influencent leur performance.

Le rapport prend cependant soin de préciser ce qu’il n’est pas : un outil de comparaison des produits entre eux. Assurance-vie, PER, CTO ou PEA répondent à des logiques patrimoniales, fiscales et d’horizon de placement différentes, et le rôle de l’OPEF est d’éclairer les choix des épargnants sans jamais s’y substituer.

Un périmètre qui couvre l’essentiel de l’épargne financière individuelle

Le rapport couvre la totalité des produits que la loi Industrie verte a confié à l’OPEF, soit un encours total de plus de 2 132 milliards d’euros à fin 2024, en progression de près de 4,5 % par rapport à fin 2023. Sont ainsi analysés :

  • les contrats d’assurance-vie et de capitalisation, qui concentrent l’essentiel de cet encours (1 808 milliards d’euros) ;
  • les plans d’épargne retraite individuels (PERin) ;
  • les comptes-titres ordinaires (CTO) ;
  • les plans d’épargne en actions (PEA et PEA-PME).

Sont en revanche exclus les dispositifs d’épargne salariale et retraite souscrits dans un cadre collectif d’entreprise, qui ne relèvent pas du mandat confié au CCSF par la loi.

Une structure en cinq chapitres

Sur près de 150 pages, le rapport 2026 organise son analyse en cinq temps : les notions fondamentales de l’épargne financière (produits, frais, performance, devoir de conseil, risque) ; les produits d’épargne assurantiels ; les comptes-titres et plans d’épargne en actions ; les performances et les frais des supports d’investissement, avec des focus dédiés aux fonds ESG, aux produits structurés et aux actifs non cotés, immobiliers comme financiers ; et enfin l’impact de l’inflation sur la performance réellement servie à l’investisseur. Le document se referme sur un jeu d’annexes techniques (fiscalité, régimes de retraite en points, méthodologie), un glossaire et la liste des membres de l’Observatoire.

Un rendez-vous désormais annuel pour les professionnels du secteur

Pour les acteurs de l’assurance et de la gestion de patrimoine, ce rapport constitue un point de repère précieux : il consolide, sur une base commune et vérifiée, des données de marché que les professionnels doivent par ailleurs restituer à leurs clients au titre du devoir de conseil. L’intégralité du rapport, avec le détail des chiffres de performance et de frais par produit, est consultable en ligne.

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