Alors que la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir a été adoptée en lecture définitive par l’Assemblée nationale le 15 juillet 2026, la MACSF a interrogé médecins et infirmiers sur leur perception du texte.
Rappel : après des années de débats, des allers-retours entre l’Assemblée nationale et le Sénat et des milliers d’amendements déposés, les députés ont eu le dernier mot sur ce texte porté à l’origine par le député Olivier Falorni.
1er enseignement de cette enquête : près de deux tiers des professionnels de santé jugent les conditions légales encadrant l’aide à mourir insuffisamment précises.
À RETENIR :
- 65 % des médecins et infirmiers jugent les conditions légales de l’aide à mourir imprécises
- 47 % des répondants se déclarent opposés à l’instauration d’un droit à l’aide à mourir
- Enquête en ligne réalisée du 8 au 16 juillet 2026 auprès de 1 775 médecins et infirmiers sociétaires (sur une cible de 92 000)
Une enquête menée en pleine adoption du texte
En tant qu’assureur des professionnels de santé et observateur privilégié de leurs pratiques, la MACSF accompagne depuis près d’un siècle les évolutions du système de santé. Début juillet, le groupe a mené une enquête auprès de médecins et d’infirmiers afin de recueillir leur avis sur le projet de loi relatif à la fin de vie et à l’aide à mourir, dans l’objectif de mieux comprendre leurs perceptions, leurs interrogations et leur positionnement face à une réforme qui soulève des enjeux éthiques, médicaux et juridiques majeurs.
L’enquête a été réalisée en ligne du 8 au 16 juillet, sur une cible de 92 000 médecins et infirmiers sociétaires âgés de 30 à 60 ans. Elle a recueilli 1 775 réponses, avec une répartition de 45 % d’infirmiers, 22 % de médecins généralistes et 33 % de médecins spécialistes.
Des conditions légales jugées insuffisamment précises
Premier enseignement de l’étude : 65 % des médecins et infirmiers estiment que les conditions légales permettant de recourir à l’aide à mourir ne sont pas suffisamment précises dans le texte adopté par l’Assemblée nationale.
Les répondants se montrent également très partagés quant à l’instauration d’un droit à l’aide à mourir : 47 % des médecins et infirmiers interrogés s’y déclarent opposés. Par ailleurs, 60 % d’entre eux considèrent que la procédure prévue par la loi n’est pas suffisamment collégiale.
Une étude approfondie présentée en septembre
Rôle du médecin et de l’infirmier dans une démarche d’aide à mourir, préoccupations de ces professionnels de santé, acceptabilité de certaines pratiques ou perception des risques : l’intégralité de l’étude sera présentée par la MACSF lors de sa conférence de presse sur la responsabilité civile médicale, le 22 septembre prochain.
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