Selon le baromètre 2026 du groupe APICIL avec OpinionWay, les discriminations liées à la santé restent fréquentes en entreprise. Les moins de 35 ans se disent particulièrement exposés, dans un contexte où la parole demeure difficile.
La perception de l’inclusion progresse en France, mais les discriminations demeurent largement identifiées. D’après le baromètre 2026 du groupe APICIL réalisé avec OpinionWay, 64 % des Français jugent la société inclusive, soit six points de plus qu’en 2025. Dans le même temps, l’origine, l’orientation sexuelle, la religion et l’âge restent les motifs de discrimination les plus souvent relevés.
Dans l’entreprise, les salariés reconnaissent un rôle important aux employeurs en matière d’inclusion. Près de sept sur dix estiment que leur organisation mène une politique en ce sens, et 75 % considèrent qu’elle favorise l’inclusion. Ce critère compte particulièrement au moment de postuler : 74 % des moins de 35 ans y disent être attentifs.
Mais la santé, physique comme mentale, reste un terrain sensible. Les addictions, la santé mentale, les règles douloureuses, le post-partum, l’andropause ou encore certains cancers figurent parmi les sujets les plus difficiles à aborder dans le monde professionnel. En cas de difficultés psychiques, seuls 53 % des salariés disent pouvoir en parler avec leurs collègues, 48 % avec leur manager et 43 % avec les ressources humaines.
Le baromètre met aussi en lumière l’ampleur des discriminations liées à l’état de santé. Quatre salariés sur dix disent en avoir été témoins dans leur entreprise, et 34 % estiment en avoir été victimes. Chez les moins de 35 ans, plus de la moitié déclarent avoir été témoins ou victimes de telles situations. Un salarié sur deux considère par ailleurs que l’état de santé peut peser sur l’évolution professionnelle.
Pour Philippe Barret, directeur général du Groupe APICIL, « les discriminations liées à la santé au travail, qu’elles soient mentales ou physiques, impactent le bien-être des salariés et leur évolution professionnelle ». En effet, plus des deux tiers des actifs disent avoir connu des troubles du sommeil ou de l’irritabilité avec leurs proches en lien avec leur activité. Une minorité seulement signale des actions concrètes de leur organisation en faveur du bien-être, de la santé physique ou de la santé mentale. Plus de la moitié des salariés estiment d’ailleurs que cette dernière n’est pas réellement prise au sérieux par leur employeur.
« Les organisations doivent plus que jamais renforcer leurs dispositifs de soutien, leur communication et leurs actions de prévention, tout en formant leurs équipes RH et leurs managers. » conclut Raphaël Confavreux, responsable RH d’APICIL.

