62 % des Français ont été confrontés à une infestation de nuisibles au cours des cinq dernières années, un chiffre qui a doublé en quelques années. C’est le constat d’une étude IPSOS publiée par Badbugs.fr, première plateforme de mise en relation avec des professionnels anti-nuisibles. Un phénomène devenu la hantise numéro un des ménages, devant les cambriolages.
Rats, punaises de lit, guêpes, frelons asiatiques, cafards : les nuisibles ne sont plus une mauvaise surprise occasionnelle. Ils sont devenus une réalité du quotidien pour une majorité de Français. Selon une étude IPSOS menée auprès de 1 000 personnes pour le compte de Badbugs.fr, 62 % des Français ont vécu une infestation au cours des cinq dernières années, un chiffre qui a doublé en quelques années seulement. Et le phénomène s’accélère : les infestations liées aux guêpes et frelons ont été multipliées par 2,8, celles liées aux rats par 2,5, et celles aux punaises de lit par 2,1.
Sans surprise, les nuisibles arrivent désormais en tête des situations que les Français souhaitent le plus éviter dans les 12 mois à venir, cités par 27 % des répondants, devant les cambriolages (26 %), les dégâts des eaux (16 %) ou encore la perte de carte bancaire.
Un impact psychologique et financier lourd
Au-delà de l’inconfort, une infestation laisse des traces durables. 69 % des victimes déclarent un impact notable sur leur qualité de vie : stress (44 %), troubles du sommeil (38 %), nervosité accrue (31 %), honte (14 %), voire isolement (5 %). Sur le plan financier, 40 % des victimes ont dû renoncer à certaines dépenses (vacances, vêtements, loisirs ou alimentation) pour faire face aux frais de traitement. Ce chiffre grimpe à 68 % chez les personnes confrontées aux punaises de lit, illustrant le coût particulièrement élevé de ce nuisible.
Les assureurs commencent à bouger, mais peu de Français le savent
Face à cette réalité, le secteur de l’assurance commence à s’organiser. De plus en plus d’assureurs intègrent des garanties nuisibles dans leurs contrats habitation – c’est notamment le cas de la MACIF, CCF, Luko ou Friday – avec prise en charge du traitement professionnel à hauteur de 300 à 500 € selon les contrats. Des assurances affinitaires et des options plus complètes se développent également, proposant relogement, ménage post-traitement ou garde des animaux, comme chez Badbugs, Leocare ou Homeserve.
Problème : 68 % des Français ignorent l’existence de ces garanties, alors même que 53 % se déclarent intéressés par ce type de couverture – un intérêt particulièrement marqué chez les CSP+ (59 %) et les habitants des grandes villes (56 %).
Un enjeu qui s’invite dans le débat public
Le phénomène dépasse désormais la sphère privée. 66 % des Français déclarent avoir observé des nuisibles dans l’espace public près de chez eux au cours des 12 derniers mois – une proportion qui atteint 73 % à Paris et 72 % dans les grandes villes. En conséquence, 57 % estiment que la lutte contre les nuisibles devrait figurer à l’agenda des prochaines élections municipales, un chiffre qui monte à 65 % dans la capitale.
Pour Nicolas Roux de Bézieux, fondateur de Badbugs.fr : « Cette étude montre l’urgence d’agir. La lutte contre les nuisibles ne peut plus reposer uniquement sur les particuliers. »

