Depuis 2024, la MAIF propose à certains sociétaires victimes de dégâts des eaux une remise en état moins émettrice de CO2. Après trois ans d’expérimentation, l’assureur tire un bilan qu’il juge encourageant et vise un déploiement plus large.
Réparer un logement sinistré en limitant l’empreinte carbone du chantier : c’est le principe que la MAIF expérimente depuis 2024, à Paris, Toulouse, Bordeaux et Lyon, pour des sociétaires touchés par un dégât des eaux. L’idée est d’employer des matériaux et des techniques moins émetteurs, sans dégrader la qualité du service.
Concrètement, la peinture recyclée, présentée comme trois fois moins émettrice qu’une peinture classique, remplace les produits habituels, l’intervention se limite à la seule zone touchée pour réduire la quantité de matériaux, et des matières moins carbonées comme le linoléum naturel, le bois ou la laine de verre recyclée se substituent au PVC, au carrelage ou à la laine de roche.
Un bilan très encourageant
Après trois ans, la MAIF met en avant plusieurs résultats : 823 chantiers de remise en état réalisés selon ce principe et 123 tonnes de CO2 économisées entre 2024 et 2026. Elle souligne surtout un taux d’acceptation de 100 %.
« Tous les sociétaires auxquels nous avons proposé une réparation bas carbone l’ont acceptée, sans exception », relève l’assureur, qui y voit la preuve que « chaque geste compte ». Fort de ce premier bilan, le groupe annonce vouloir mobiliser l’ensemble de son réseau de partenaires pour étendre l’offre à davantage de sociétaires.

