Selon une enquête Cofidis-CSA Research, les familles monoparentales restent très exposées aux tensions budgétaires. Dépenses des enfants, épargne limitée et renoncements marquent leur quotidien.
Malgré le ralentissement de l’inflation, les familles monoparentales demeurent fortement fragilisées sur le plan financier. Selon une enquête réalisée par CSA Research pour Cofidis auprès de 515 familles monoparentales, 62 % d’entre elles craignent, au moins de temps en temps, de manquer d’argent en fin de mois pour couvrir les dépenses essentielles de leurs enfants.
Ces foyers sont majoritairement dirigés par des femmes : elles représentent 74 % des parents à la tête d’une famille monoparentale. Plus de la moitié ont entre 35 et 49 ans, et 76 % disposent de revenus mensuels inférieurs à 3 000 euros. Le salaire reste la principale source de revenus pour 84 % d’entre eux, tandis que les aides sociales concernent 9 % des foyers interrogés.
La pression sur le pouvoir d’achat apparaît nettement : 41 % des familles monoparentales jugent leur pouvoir d’achat faible, contre 26 % de l’ensemble des Français. Seules 38 % parviennent à épargner, et 28 % se déclarent en difficulté financière. À cela s’ajoutent 33 % de foyers qui indiquent tout juste boucler leur budget. Le découvert bancaire touche 52 % d’entre eux au moins une fois par an, et 23 % au moins une fois par mois.
Pour ne plus avoir à se soucier de leur budget, ces familles estiment qu’il leur manquerait en moyenne 670 euros par mois, un montant qui atteint 841 euros lorsqu’elles ont deux enfants à charge. Cette somme serait d’abord consacrée à l’alimentation, citée par 54 % des répondants, devant les loisirs.
Les dépenses liées aux enfants représentent 37 % du budget mensuel des familles monoparentales, contre 28 % pour l’ensemble des parents. L’alimentation et la cantine constituent le premier poste annuel, avec 1 590 euros, devant les vacances, l’habillement ou encore le mode de garde. Dans 59 % des cas, le parent seul assume l’intégralité de ces dépenses. Cette situation est particulièrement marquée en garde exclusive, qui concerne 54 % des familles interrogées.
Face à ces contraintes, les arbitrages sont fréquents : 58 % des familles monoparentales ont déjà renoncé à partir en vacances avec leurs enfants. L’habillement, les cadeaux, les jouets ou les équipements sportifs figurent aussi parmi les postes reportés ou réduits. Pour financer certaines dépenses, 46 % puisent dans leur budget courant, 14 % utilisent le paiement en trois ou quatre fois sans frais, et 14 % mobilisent leur épargne personnelle.
Le crédit à la consommation reste un recours : 31 % des familles monoparentales déclarent avoir au moins un crédit en cours, une proportion comparable à l’ensemble des Français. La majorité le rembourse sans difficulté. En revanche, seuls 19 % considèrent le crédit comme une solution utile pour financer les dépenses liées aux enfants, même si cette perception progresse chez les foyers les plus fragiles.
« Cette enquête montre très clairement à quel point les familles monoparentales évoluent dans un équilibre budgétaire fragile. Leur pouvoir d’achat reste sous pression, et le poids des dépenses liées aux enfants, qu’elles assument souvent seules, crée un niveau d’inquiétude et de renoncement particulièrement élevé. On voit bien que ces familles s’appuient sur une gestion extrêmement fine de leurs dépenses. C’est un constat fort, qui rappelle combien l’accompagnement budgétaire reste essentiel pour ces foyers », résume Mathieu Escarpit, Directeur Marketing Cofidis France.

