Chaque année, les Talents de l’Assurance mettent en lumière celles et ceux qui contribuent à la performance du secteur et qui rendent possible son évolution et sa transformation. Nous sommes allés à la rencontre des lauréats 2026 pour revenir sur leur parcours, leurs convictions et leur vision de l’assurance de demain. Nous avons échangé avec Jérôme Balmes, Directeur Data, Technologie & Innovation au sein de France Assureurs.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre parcours ?
J’occupe aujourd’hui la fonction de Directeur Data, Technologie & Innovation au sein de France Assureurs. Ma mission principale est d’animer la Commission numérique de notre fédération et d’accompagner la transformation digitale du secteur. Cette transformation constitue le fil rouge de mon parcours : à trois reprises au cours de ma carrière dans les technologies et le numérique, j’ai eu la chance d’occuper des fonctions stratégiques au cœur de ces enjeux. Mon arrivée dans l’assurance m’a permis d’en découvrir toute la richesse, la diversité et la capacité d’innovation.
Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ?
Au sein d’une fédération, nous faisons dialoguer des acteurs très différents pour élaborer des positions et des solutions communes. C’est un métier à la fois concret, stimulant et tourné vers l’avenir.
J’apprécie tout particulièrement la dimension collective de nos travaux et l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’ensemble des grands enjeux du moment : évolution démographique, changement climatique, bouleversements géopolitiques…et bien entendu, pour ce qui me concerne plus directement, la transformation digitale et l’impact de l’intelligence artificielle.
Si vous deviez expliquer votre métier à un enfant de 10 ans, que lui diriez-vous ?
Je lui dirais que mon travail consiste à réunir les professionnels de l’assurance pour les aider à réfléchir et à agir ensemble. Nous cherchons à mieux comprendre les risques auxquels les personnes et les entreprises sont confrontées, puis à faire avancer des solutions pour mieux les protéger. En quelque sorte, nous aidons ceux qui protègent les autres à être encore plus efficaces.
Quelle idée reçue sur l’assurance aimeriez-vous faire disparaître ?
L’idée que l’assurance serait un secteur traditionnel, figé, voire un peu poussiéreux. En réalité, elle se transforme en permanence et s’empare pleinement des avancées liées à la donnée et à l’intelligence artificielle. Cette innovation n’est pas une fin en soi : elle permet de mieux anticiper les risques, de simplifier les parcours et de mieux protéger les personnes (et les biens).
Selon vous, qu’est-ce que le secteur ne montre pas assez de lui-même ?
Il ne montre pas suffisamment la diversité de ses métiers, notamment dans la sphère technologique. Aux côtés des actuaires ou des spécialistes du droit et de la conformité, travaillent aujourd’hui des experts de la data, de l’IA, de la cybersécurité, du cloud ou encore de la modélisation climatique. L’assurance offre ainsi de nombreux terrains d’expression à des profils technologiques qui n’imaginent pas toujours pouvoir y construire leur carrière.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui hésite à se lancer dans l’assurance ?
Je lui conseillerais de dépasser les images toutes faites et de rencontrer des professionnels du secteur. L’assurance offre une très grande variété de parcours, avec des possibilités d’évolution, de formation et de mobilité souvent méconnues. C’est un secteur particulièrement intéressant pour celles et ceux qui souhaitent conjuguer expertise, innovation et utilité sociale.
L’engagement, dans votre quotidien professionnel, à quoi ressemble-t-il concrètement ?
Pour moi, l’engagement commence par la qualité de l’écoute et du dialogue. Il consiste à faire travailler ensemble des personnes aux expériences et aux points de vue différents, autour d’objectifs communs. C’est cette capacité à mobiliser le collectif de nos adhérents et à transformer les échanges en actions qui donne du sens à mon quotidien professionnel.
En un mot, l’assurance pour vous, c’est…
« Un pour tous et tous pour un ». Parce que l’assurance repose sur le principe de mutualisation, c’est-à-dire la mise en commun des risques, qui permet à chacun d’être protégé lorsqu’un événement imprévu survient.

