Budget logement : 13 % sacrifient leur assurance

Se loger est devenu un parcours du combattant pour une majorité de Français. Selon une étude de Leocare menée avec l’institut Discurv, 91 % jugent qu’il est plus difficile de se loger qu’il y a dix ans. Sous la pression du budget, certains rognent même sur leur assurance habitation.

Le constat est sans appel. D’après cette étude publiée le 8 septembre, 91 % des Français estiment qu’il est aujourd’hui plus difficile de se loger qu’il y a dix ans, et 53 % considèrent que se loger en 2026 reste essentiel mais n’est plus accessible à tous. Au-delà des prix, ce sont les conditions d’accès qui bloquent : 35 % des Français ont déjà renoncé à louer après le refus de leur dossier, et 28 % ont abandonné un projet d’achat faute de dossier d’acquisition accepté.

Un budget qui contraint tous les arbitrages

Devenu le premier poste de dépenses des ménages, le logement absorbe une part croissante des budgets : 63 % des Français y consacrent entre 20 et 50 % de leurs dépenses, et pour 47 %, le loyer ou le remboursement du crédit constitue la charge la plus contraignante. La hausse des charges annexes, énergie et taxes en tête, inquiète particulièrement, citée par 42 % comme principale préoccupation. Cette pression pousse aux sacrifices : près de quatre Français sur dix (39 %) ont déjà renoncé à des vacances ou à des loisirs, et 21 % ont réduit leur chauffage pour assumer le coût de leur logement.

L’assurance habitation en première ligne

Pour le secteur, un chiffre retient l’attention : 13 % des Français déclarent avoir réduit les garanties de leur assurance habitation afin de faire des économies. Autrement dit, la protection devient elle aussi une variable d’ajustement, au risque d’une couverture moins adaptée le jour d’un sinistre. « Le logement ne représente plus seulement une dépense importante : il conditionne désormais de nombreux choix de vie. Renoncer à un projet immobilier, à des vacances, voire réduire son chauffage ou son niveau d’assurance sont des arbitrages qui témoignent d’une pression économique durable », commente Christophe Dandois, co-fondateur de Leocare.

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