Bulle Bleue a analysé ses demandes de remboursement vétérinaire de 2025, côté chats comme côté chiens. Chez les félins, le chat Européen concentre près de deux tiers des demandes. Chez les canins, ce sont les chiens croisés qui arrivent en tête. Les motifs de consultation varient nettement selon les races.
Sur la population féline assurée, plus de 30 000 demandes de remboursement ont été analysées en 2025. Le chat Européen domine avec 20 288 demandes, soit près de 67 % du total. Une position que Bulle Bleue relie d’abord à sa forte présence dans les foyers, avec une grande diversité de motifs : troubles digestifs, pathologies urinaires, accidents liés à la vie en extérieur ou maladies chroniques du vieillissement. Le Maine Coon suit avec 7,4 % des demandes, avec une part plus élevée de problématiques cardiaques, articulaires et locomotrices, liées à ses prédispositions génétiques et à son gabarit. Le Sacré de Birmanie complète le podium avec 3,6 % des demandes, souvent pour des pathologies rénales, digestives ou bucco-dentaires.
Côté chiens, les prédispositions de race pèsent sur les consultations
La population canine assurée génère un volume bien supérieur, avec près de 167 000 demandes analysées. Les chiens croisés arrivent en tête avec 14 673 demandes, soit près de 9 % des dossiers, du fait de leur présence dans les foyers. Le Bouledogue Français occupe la deuxième place avec 13 175 demandes. Cette race brachycéphale est particulièrement concernée par des troubles dermatologiques, digestifs, respiratoires et ophtalmologiques, avec un suivi souvent régulier. Le Cavalier King Charles complète le podium avec 10 657 demandes, marqué par des prédispositions cardiaques et neurologiques. Le Golden Retriever et le Labrador ferment le top 5, avec des consultations liées aux troubles articulaires, dermatologiques ou au vieillissement.
Bulle Bleue apporte une nuance de lecture utile pour les professionnels : le volume de demandes ne traduit pas la fragilité d’une race, mais dépend autant de sa popularité que de ses prédispositions médicales, de l’âge des animaux, de leur mode de vie et de l’attention portée à leur suivi. Selon Tatiana Cruciani, Head of Veterinary Expertise chez Bulle Bleue, l’évolution des comportements des propriétaires, plus enclins à consulter tôt, conjuguée aux progrès de la médecine vétérinaire, favorise le dépistage et le suivi préventif.

