Chaque année, les Talents de l’Assurance mettent en lumière celles et ceux qui contribuent à la performance du secteur et qui rendent possible son évolution et sa transformation. Nous sommes allés à la rencontre des lauréats 2026 pour revenir sur leur parcours, leurs convictions et leur vision de l’assurance de demain. Nous avons échangé avec Béatrice Willems, Membre du Comité de Direction, en charge du Marketing, du Digital, Innovation, Communication & RSE au sein de Thélem assurances.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre parcours ?
J’ai aujourd’hui la responsabilité du Marketing, du Digital, de l’Innovation, de la Communication et de la RSE au sein de Thélem assurances.
Mon parcours m’a conduite à exercer des responsabilités très diverses, avec un fil conducteur qui ne m’a jamais quittée : accompagner les transformations des organisations et faire dialoguer des univers qui ne se rencontrent pas toujours naturellement — le business, la technologie, la communication, l’innovation ou encore les enjeux sociétaux.
J’ai également l’honneur de présider le CHEA Alumni. Cette responsabilité nourrit un regard plus transversal sur notre profession et renforce une conviction : les grands défis de l’assurance se comprennent d’abord à travers les grandes mutations économiques, technologiques, démographiques et sociétales.
Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ?
Ce qui me plaît avant tout, c’est que l’assurance oblige à regarder bien au-delà d’elle-même.
Le vieillissement de la population, l’intelligence artificielle, les nouvelles formes d’emploi, les tensions géopolitiques, le changement climatique ou encore les évolutions des territoires transforment profondément les besoins de protection. Pour rester utile, notre secteur doit comprendre ces mutations avant de concevoir ses réponses.
J’aime cette exigence qui consiste à relier des sujets qui, à première vue, semblent éloignés les uns des autres.
L’assurance est souvent perçue comme un secteur qui répare. Je la vois surtout comme un secteur qui prépare.
Quelle idée reçue sur l’assurance aimeriez-vous faire disparaître ?
Que l’assurance est un secteur conservateur.
Je crois qu’elle souffre surtout d’un paradoxe : elle innove davantage qu’elle ne le raconte.
Lorsqu’on pense innovation, on imagine spontanément les entreprises de la tech ou les biotechnologies. Pourtant, derrière un contrat d’assurance se trouvent aujourd’hui de la data, de l’intelligence artificielle, des modèles prédictifs, de la cybersécurité, des sciences comportementales, des enjeux climatiques ou encore de la finance durable.
L’assurance évolue au rythme des nouveaux risques. Notre responsabilité est de transformer ces évolutions en solutions concrètes pour protéger les personnes, les entreprises et les territoires.
Selon vous, qu’est-ce que le secteur ne montre pas assez de lui-même ?
Nous parlons beaucoup de contrats et d’indemnisation.
Sans doute pas assez de stratégie et de notre contribution au fonctionnement de la société.
Dans un contexte où les finances publiques sont durablement contraintes, où les parcours personnels et professionnels sont de moins en moins linéaires et où les besoins de protection évoluent, l’assurance contribue à compléter les dispositifs existants et à construire de nouveaux équilibres.
Elle joue également un rôle majeur dans le financement de l’économie grâce à l’épargne qui lui est confiée, au service des entreprises, des infrastructures et de l’investissement de long terme.
Protéger est notre métier. Donner confiance pour entreprendre est sans doute notre contribution la plus importante.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui hésite à rejoindre l’assurance ?
Je lui dirais de ne pas choisir uniquement un premier poste, mais un environnement dans lequel il pourra apprendre, grandir et avoir un impact.
Les jeunes talents ne recherchent plus seulement une rémunération ou un intitulé de fonction. Ils veulent comprendre le projet auquel ils contribuent, les technologies qu’ils utiliseront, les personnes auprès desquelles ils apprendront et la place qu’ils pourront prendre dans les transformations de demain.
Pendant longtemps, nous avons communiqué sur nos produits. Les nouvelles générations veulent comprendre notre impact.
Assurer un véhicule est intéressant. Contribuer à la mobilité de demain est beaucoup plus inspirant.
Assurer un logement est utile. Accompagner la résilience climatique d’un territoire est passionnant.
Peu de secteurs offrent un terrain d’apprentissage aussi riche que l’assurance : intelligence artificielle, cybersécurité, climat, santé, data, RSE, sciences comportementales, territoires ou encore transition démographique.
Pour celles et ceux qui aiment comprendre le monde, résoudre des problèmes complexes et mettre leurs compétences au service de l’intérêt collectif, c’est un formidable terrain de jeu.
Je suis convaincue que, dans les années qui viennent, la curiosité sera une compétence au moins aussi importante que l’expertise.
Et plus le monde devient incertain, plus l’assurance devient un secteur d’avenir.
L’engagement, dans votre quotidien professionnel, ça ressemble à quoi concrètement ?
Pour moi, l’engagement se mesure moins aux intentions qu’aux arbitrages.
C’est accepter d’investir aujourd’hui pour préparer demain.
C’est développer les compétences des équipes, intégrer les enjeux technologiques, environnementaux et sociétaux dans les décisions de l’entreprise, encourager la diversité des parcours et innover de manière utile.
Au fond, l’engagement consiste à prendre aujourd’hui des décisions dont les effets seront encore bénéfiques dans dix ou vingt ans.
Et la question que l’on aurait dû vous poser ?
Quel sera, selon vous, le talent le plus précieux dans l’assurance de demain ?
Je répondrais sans hésiter : la curiosité et la capacité à intégrer l’IA.
Les compétences techniques resteront indispensables. En revanche, la capacité à apprendre en permanence, à remettre en question ses certitudes, à relier des expertises différentes et à donner du sens aux transformations fera la différence.
L’intelligence artificielle va de plus profondément transformer nos métiers. Elle ne remplacera ni le discernement, ni le jugement, ni la capacité à embarquer des équipes dans ce changement.
La rareté de demain ne sera pas l’intelligence artificielle. La rareté de demain sera l’intelligence humaine capable de travailler avec elle.
C’est sans doute ces qualités que je rechercherais le plus chez les talents de demain.
En un mot, l’assurance pour vous, c’est…?
Permettre d’oser.
Permettre à une famille d’acquérir son logement.
À un entrepreneur de créer son activité.
À une entreprise d’investir.
À chacun d’avancer avec davantage de confiance malgré l’incertitude.
Car au fond, l’assurance ne protège pas seulement ce que nous avons ; elle permet ce que nous voulons construire.
Préparez-vous, les Talents de l’assurance, organisé par Vovoxx Média, reviendront en mars 2027.
Revoir le Palmarès 2026 !

