La formation s’impose comme un levier stratégique pour renforcer la performance des entreprises et fidéliser les talents dans un contexte de pénurie de compétences.Â
Les tensions sur les compétences s’installent durablement dans le paysage économique. Selon plusieurs baromètres récents, près de trois entreprises sur quatre déclarent rencontrer des difficultés de recrutement, en particulier sur les fonctions techniques, data et managériales.
Dans le secteur de l’assurance, confronté à la transformation numérique, à l’évolution des exigences de réglementation et à la montée en puissance de l’intelligence artificielle, cette pression est particulièrement sensible. La montée en compétences des équipes existantes devient alors un enjeu stratégique pour préserver la qualité de la relation clients et soutenir l’innovation.
Face à l’obsolescence rapide des savoir-faire, la formation ne relève plus d’un confort organisationnel mais d’une nécessité pour maintenir la compétitivité des entreprises.
Une attente forte des collaborateurs
Du côté des salariés, la formation s’impose comme un critère déterminant dans le choix d’un employeur. Un collaborateur sur deux estime que la possibilité de se former régulièrement influence directement sa décision professionnelle.
Cette attente dépasse la simple progression de carrière. Elle touche à l’employabilité, à la reconnaissance et à la capacité à s’adapter aux mutations technologiques. Dans un environnement marqué par la digitalisation des processus et l’intégration croissante de l’intelligence artificielle, l’accès à des parcours de développement personnalisés devient un facteur clé d’engagement.
Les entreprises qui négligent cet aspect prennent le risque de fragiliser leur organisation et de voir partir leurs talents vers des structures plus apprenantes.
Performance et rétention : des effets mesurables
Les organisations ayant renforcé leurs dispositifs de formation observent des effets tangibles. Les taux d’engagement progressent, la mobilité interne augmente et les départs volontaires diminuent. La corrélation entre montée en compétences et performance opérationnelle apparaît de plus en plus nette.
Dans l’assurance, une meilleure maîtrise des outils technologiques, des évolutions réglementaires ou des nouveaux produits améliore la qualité de service et la productivité. La formation devient ainsi un levier direct de création de valeur et de sécurisation du patrimoine humain de l’entreprise.
La formation n’est plus un outil de fidélisation, mais un investissement stratégique en performance et en compétitivité.
Des dispositifs modernisés par l’IA
Le paysage de la formation évolue lui aussi. Les formats traditionnels laissent place à des dispositifs plus agiles, intégrant blended learning, micro-learning et plateformes adaptatives.
L’intelligence artificielle joue un rôle central dans cette transformation. Elle permet de personnaliser les parcours, d’analyser les besoins en compétences et d’optimiser les coûts tout en renforçant l’impact pédagogique. Pour les directions des ressources humaines et les directions générales, cette évolution s’inscrit dans une logique d’organisation apprenante, où l’innovation et la performance sont étroitement liées.
Dans un contexte économique incertain, la formation apparaît ainsi comme un investissement structurant, au même titre que la transformation digitale ou la modernisation des outils.

