Trophées de l’Assurance : ITW du Manager de l’année

Après les propositions du secteur de l’assurance, et ensuite par vote d’un comité qui s’est réuni en juin dernier, Hervé Brunie, Directeur des Partenariats de l’Equité (Generali France) est élu Manager de l’Année 2026. Il répond aux questions de Jean-Luc Gambey.

Vous êtes élu Manager de l’Année 2026 par un jury de 17 professionnels du secteur, après votre prise de fonction à la tête des Partenariats – L’Équité (en Juillet 2025). Comment percevez-vous cette distinction ?01

C’est un grand honneur et une belle reconnaissance. Ce prix récompense aussi les équipes nouvellement constituées des Partenariats – L’Équité et valide notre stratégie ambitieuse de proximité avec le courtage.

Vous débutez votre carrière en 2004 comme chargé de comptes chez le courtier Théorème, avant Aon puis Marsh où vous passez six ans (2009-2015). Ensuite vous avez rejoint Generali France. Qu’est-ce qui vous a attiré vers l’assurance à l’origine : était-ce un choix réfléchi ou plutôt une opportunité saisie au départ ? Et qu’est-ce que votre début de carrière « côté courtage » vous a appris que vous n’auriez jamais pu apprendre côté compagnie ?

Le courtage m’a appris à regarder l’assurance du point de vue du client et du distributeur : pragmatisme, vitesse de décision et qualité de la promesse. Côté compagnie, on porte la responsabilité technique du risque ; côté courtage, on mesure la pertinence de la solution. Cette double vision m’est précieuse : les partenariats sont à l’intersection de ces mondes car on ne construit jamais une bonne solution d’assurance seul.

Titulaire d’une Licence Assurances du CNAM et diplômé de l’ENASS, vous avez ensuite engagé un Executive MBA « Major Insurance » tout en poursuivant votre carrière chez Generali. Est-il important de reprendre des études en cours de route, et qu’est-ce que cela a apporté dans votre manière de diriger aujourd’hui ?

Oui, parce que le leadership exige de continuer à apprendre tout au long de sa carrière. Se former, c’est sortir de ses automatismes et confronter son expérience dans un monde qui évolue tout le temps. Cela m’a apporté du recul et dans un environnement qui se transforme aussi vite que le nôtre, je considère l’apprentissage continu comme une responsabilité managériale.

Vous avez récemment indiqué vouloir concentrer vos forces sur « la co-construction de solutions d’assurance innovantes pour les partenariats les plus créateurs de valeur« , plutôt que sur un modèle de volume. Est-ce une rupture avec la logique historique de L’Équité ? Quels partenaires avez-vous choisi d’accompagner en priorité, et lesquels avez-vous dû laisser de côté ?

Je parlerais d’une évolution plutôt que d’une rupture. Le volume compte, mais ne peut être notre seul indicateur. Nous voulons passer d’une logique de distribution à une logique de création de valeur : comprendre un marché, identifier un besoin, construire avec un partenaire la bonne solution et la déployer rapidement pour nos assurés communs. Nous privilégions les acteurs apportant une vraie différenciation. Notre ambition est faire des Partenariats un accélérateur d’innovation pour Generali, avec une conviction forte : la croissance doit être sélective, rentable et durable.

Vous venez de nommer Christophe Busson, Directeur du développement de L’Équité, à compter du 1er juin 2026. Qu’est-ce que cette nomination dit de vos priorités pour 2026 ?

Elle dit notre volonté d’accélérer et de renforcer la dynamique collective au service du développement rentable. Christophe connaît notre environnement et possède une solide expérience commerciale. Sa nomination traduit aussi notre volonté de valoriser les talents internes.

Vous annoncez une « année de consolidation et de « forte relance commerciale », notamment sur l’Emprunteur. Quels sont, concrètement, vos objectifs en cette fin d’année et l’année prochaine ?

Notre priorité est d’abord de consolider les fondamentaux : qualité technique, excellence opérationnelle et satisfaction de nos partenaires. C’est le socle indispensable et notre position de leader et nos récents investissements nous permettent d’atteindre ce premier objectif. Le deuxième objectif est d’accompagner plus fortement la dynamique commerciale de nos Partenaires, notamment sur l’Emprunteur où nous voyons des opportunités importantes. Mais pas dans une course au volume : cette croissance doit être rentable et créatrice de valeur.

Qu’est-ce qui, selon vous, fait un bon dirigeant dans l’assurance aujourd’hui ?

Je dirais d’abord : avoir du courage. Le courage de décider, de remettre en cause ce qui doit l’être et de faire confiance à ses équipes.L’assurance est un métier de confiance ; la confiance commence dans les équipes.

Enfin, je pense qu’il faut aussi une vision claire et savoir la partager : diriger, c’est donner un cap, faire grandir les talents et permettre à chacun de contribuer à la performance collective.

Voir le Mag « Les Trophées de l’Assurance »

*Organisé par les Trophées de l’Assurance.

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