Thélem assurances, une politique salariale équitable

La négociation annuelle obligatoire, ou NAO, constitue un exercice structurant pour les compagnies d’assurance. Elle repose sur l’exploitation de données multiples, qu’il s’agisse d’indicateurs économiques, d’évolution de la sinistralité ou de données sociales internes.

Chez Thélem assurances, l’accord signé pour 2026 illustre une volonté de s’appuyer sur ces éléments pour aboutir à un consensus global avec les organisations syndicales.

Dans un environnement assurantiel marqué par la hausse des coûts de la réassurance et l’impact croissant des événements climatiques, la donnée devient un outil d’aide à la décision. Elle permet de contextualiser les choix de rémunération et de mesurer leur soutenabilité à moyen terme, tant pour l’entreprise que pour les collaborateurs.

Inflation, sinistralité et arbitrages économiques

L’accord intervient dans un contexte où l’inflation se stabilise autour de 0,9 %, mais où les tensions économiques demeurent fortes dans le secteur de l’assurance. Les données de sinistralité, notamment climatique, pèsent durablement sur les équilibres financiers des acteurs du marché. Pour les directions des ressources humaines, ces indicateurs constituent des paramètres clés dans la définition des politiques salariales.

Chez Thélem assurances, l’augmentation générale de 1 % appliquée sans distinction de revenus repose sur une lecture agrégée des données économiques et sociales. Cette approche vise à préserver le pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés tout en tenant compte des contraintes propres au modèle assurantiel.

Une mesure collective fondée sur l’équité

Le choix d’une augmentation générale uniforme, sans plafond ni différenciation, traduit une utilisation particulière des données salariales. Là où certaines entreprises privilégient des dispositifs ciblés, Thélem assurances opte pour une mesure collective, fondée sur la lisibilité et l’équité. Les primes d’assiduité, d’astreinte et le minimum de la prime de vacances sont également concernés, renforçant la cohérence de l’ensemble.

« Cet accord traduit une volonté commune de concilier la préservation du pouvoir d’achat des collaborateurs avec les réalités économiques de l’entreprise et de notre environnement assurantiel », souligne Romain de Saint Ceran, Secrétaire général et Directeur des ressources humaines de Thélem assurances. 

Données RH et effort global de rémunération

Au-delà de l’augmentation générale, les enveloppes dédiées aux mesures individuelles et aux primes exceptionnelles sont maintenues au niveau de 2025. Le cumul de ces dispositifs représente un effort global de 2,2 %, un indicateur significatif dans un marché prudent. Pour les professionnels de l’assurance, cette donnée permet de situer la politique de Thélem dans un paysage concurrentiel où la maîtrise des coûts reste un enjeu majeur.

L’exploitation des données RH permet également de suivre l’impact de ces mesures sur l’engagement des équipes, l’attractivité employeur et la rétention des talents. Dans un contexte de transformation des organisations, ces indicateurs deviennent essentiels pour piloter la relation entre performance économique et performance sociale.

L’accord NAO 2026 s’inscrit dans une phase de transformation portée par un comité de direction renouvelé. Les données sociales jouent ici un rôle structurant, en éclairant les décisions et en objectivant les marges de manœuvre possibles. Pour le secteur de l’assurance, cet exemple illustre l’importance croissante des données dans la conduite du dialogue social et dans la construction de politiques de rémunération durables.

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