Coalition ajoute un avenant « Réponse aux deepfakes » à ses polices d’assurance cyber dans plusieurs pays. Objectif : aider les entreprises à analyser, faire retirer et gérer l’impact réputationnel de contenus générés par l’IA.
Portés par la progression rapide de l’intelligence artificielle générative, les deepfakes, trucages numériques imitant l’identité de personnes réelles, s’installent désormais durablement dans le paysage mondial. En 2024, 33 % des Français déclaraient à l’Ifop savoir distinguer une photo ou une vidéo créée par une IA d’un contenu authentique. Et si les jeunes se étaient plus confiants, 55 % s’estimant en être capables, quand ils sont confrontés à des deepfakes, 94 % des Français se trompent pourtant au moins une fois sur l’authenticité des images. Pour faire face à ce risque croissant, Coalition, fournisseur d’assurance cyber, annonce l’ajout d’un avenant « Réponse aux deepfakes » à ses polices dans le monde entier. Présentée en décembre dernier, cette évolution vise à aider les entreprises à faire face à des contenus générés par l’intelligence artificielle susceptibles d’entraîner un dommage réputationnel.
« Les entreprises peuvent prendre toutes les précautions nécessaires – verrouiller les réseaux, ignorer les demandes frauduleuses de transfert de fonds, se conformer aux lois sur la protection de la vie privée – et, malgré tout, voir leur réputation endommagée par un deepfake », affirme Tiago Henriques, Chief Underwriting Officer chez Coalition. « L’avenant “Réponse aux deepfakes” de Coalition aide les entreprises à réagir et à se remettre de ces situations potentiellement dommageables grâce à un soutien spécialisé, aussi bien au niveau technique que juridique, et avec un accompagnement pour maintenir la réputation de l’entreprise. »
Coalition cite notamment des scénarios où un deepfake ferait tenir à un PDG d’entreprise des propos controversés susceptibles de nuire à la réputation de l’entreprise, ou mettrait en scène un collaborateur parlant de manière négative des produits de l’entreprise afin d’influencer le cours des actions. L’assureur indique que l’avenant doit permettre aux courtiers de proposer à leurs clients une couverture alignée sur l’évolution des risques, à mesure que le paysage de l’IA évolue.
« L’assurance cyber est conçue pour répondre à l’évolution des risques numériques. À mesure que de nouveaux risques, comme les deepfakes, apparaissent, ils deviennent plus sophistiqués et plus difficiles à détecter. Il est dès lors crucial, pour les entreprises, de s’appuyer sur un partenaire leur offrant la certitude de pouvoir les aider à se remettre d’un éventuel incident. » déclare Michael Phillips, Head of Cyber Portfolio Underwriting chez Coalition. Coalition ajoute : « Notre avenant “Réponse aux deepfakes” apporte de la clarté sur le niveau de support que nous offrons, afin d’atténuer l’impact préjudiciable des usurpations d’identité générées par l’IA. »
Concrètement, la police inclut : une analyse technique par un prestataire dédié dans l’analyse des deepfakes, incluant un rapport écrit sur le deepfake suspecté, un travail juridique pour demander le retrait des deepfakes des plateformes en ligne, et un soutien d’un cabinet de relations publiques dans la préparation d’un plan de communication de crise.
L’avenant est disponible en France, aux États-Unis (sur une base « non admise »), au Royaume-Uni, au Canada (Québec inclus), en Australie, en Allemagne, au Danemark et en Suède.

