Quand l’IA renforce la confiance des aspirants entrepreneurs

Selon une enquête FLASHS pour la start-up Swapn, près de six salariés sur dix envisagent un virage pro en 2026. L’intelligence artificielle s’invite dans la réflexion, tandis que les entrepreneurs cherchent surtout à tenir le cap.

Une enquête FLASHS pour Swapn s’est penchée sur les intentions professionnelles à l’horizon 2026 et sur le rôle de l’intelligence artificielle générative. Réalisé en ligne du 12 au 16 décembre 2025, le sondage a interrogé 1 000 salariés et 500 dirigeants d’entreprise et travailleurs non salariés. L’enquête met en évidence une forte appétence des salariés pour l’évolution professionnelle en 2026, tandis que les entrepreneurs privilégient majoritairement la consolidation de leur activité. Dans les deux cas, l’intelligence artificielle s’impose comme un outil d’appui, de la clarification d’idées à la gestion administrative.

Chez les salariés, 57 % déclarent viser au moins une évolution en 2026. La reconversion arrive en tête (23 %), devant la création d’une activité en parallèle (22 %). 9 % envisagent de quitter leur emploi pour se lancer pleinement à leur compte et 3 % évoquent une démission sans plan particulier ; 43 % ne citent aucune de ces options.

Parmi les salariés se projetant dans l’entrepreneuriat, l’IA générative s’inscrit dans la phase de réflexion : 46 % l’ont utilisée pour imaginer ou clarifier une idée de business. Elle est aussi mobilisée pour identifier des acteurs ou services (27 %), obtenir des éclaircissements sur des obligations légales (27 %), prototyper (26 %) ou comprendre charges, cotisations et impôts (24 %). Sur les sujets de réglementation fiscale, 34 % déclarent s’en être déjà servis pour comprendre la fiscalité, chercher à réduire certaines contraintes ou la comparer à celle d’autres pays, à l’étranger. 15 % indiquent ne jamais l’avoir utilisée dans ce cadre.

L’outil est également perçu comme un levier de projection : 97 % des utilisateurs estiment qu’il renforce leur confiance (56 % « oui, clairement », 41 % « oui, un peu »). Et 49 % jugent que, grâce à cette technologie, entreprendre paraît « plus accessible qu’avant » (44 % répondent « possible, mais pas encore évident »).

Du côté des entrepreneurs et TNS, 84 % souhaitent en 2026 accélérer le développement de leur activité (56 %) ou le maintenir (28 %). 15 % visent un ralentissement, une mise en pause ou un arrêt, d’abord pour retrouver plus de stabilité (30 %), parce qu’ils se disent arrivés au bout d’un cycle (28 %) ou face à une incertitude financière difficile à gérer (26 %).

L’IA générative apparaît aussi comme un outil d’organisation : 36 % des entrepreneurs l’ont utilisée pour simplifier une démarche administrative, 28 % pour alléger leur charge de travail et 23 % pour réduire certains coûts. Près d’un entrepreneur sur trois (28 %) dit l’avoir déjà mobilisée pour réfléchir à un arrêt, une suspension ou une bifurcation complète de son activité. 

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