En 2026, 42 % des Français ont un crédit à la consommation en cours, un niveau inédit depuis 2020.
Longtemps associé à une contrainte budgétaire, le crédit à la consommation s’impose désormais comme un levier assumé pour financer voiture, travaux et projets du quotidien. D’après une étude Cofidis, le crédit à la consommation concerne désormais 42 % des Français, soit 2 points de plus qu’en 2024 et son plus haut niveau depuis 2020. Le montant moyen emprunté s’établit à 15 460 euros. Les détenteurs sont presque aussi souvent des hommes que des femmes, un tiers a moins de 35 ans, 39 % appartiennent aux catégories socioprofessionnelles supérieures et 71 % vivent en couple. Beaucoup cumulent ce recours avec d’autres formes de gestion financière : 80 % possèdent aussi un Livret A et 60 % sont propriétaires.
Cette forme de crédit est d’abord associée au financement de projets. Selon l’étude, 62 % des Français la jugent utile pour les concrétiser, contre 41 % pour la gestion du budget, un indicateur en hausse de 15 points par rapport à 2023. Les premiers motifs de souscription sont l’achat d’un véhicule, cité par 36 % des répondants, puis les travaux de rénovation du logement, à 27 %. Les dépenses imprévues arrivent derrière, à 18 %.
Le prêt personnel reste le produit le plus répandu, devant le crédit renouvelable, la location avec option d’achat et le paiement fractionné. Parallèlement, les facilités de paiement poursuivent leur ancrage dans les usages : 52 % des consommateurs y ont recours, surtout au 3 ou 4 fois par carte bancaire. Ce type de solution est particulièrement répandu chez les plus jeunes, à 71 %, pour un montant moyen engagé de 781 euros.
L’étude souligne aussi une appropriation plutôt maîtrisée de ces outils. Près de neuf détenteurs sur dix se présentent comme de bons gestionnaires de leur budget et 81 % disent rembourser leurs mensualités sans difficulté. Au total, 42 % expliquent qu’ils surveillent davantage leurs dépenses depuis la souscription. Dans le même temps, le contexte économique a davantage pesé dans les décisions : 67 % des souscripteurs disent que la hausse des prix a influencé leur recours au crédit ou à une facilité de paiement.
En revanche, des écarts régionaux persistent. L’Île-de-France, les Hauts-de-France et le Centre-Val de Loire concentrent les taux de détention les plus élevés, tandis que la Bretagne et la Bourgogne-Franche-Comté ferment la marche. Les usages diffèrent aussi selon les territoires : le véhicule domine en Bretagne, les travaux de rénovation davantage en Île-de-France et en Bourgogne-Franche-Comté, quand PACA-Corse se distingue par l’électroménager et le high-tech.
Mathieu Escarpit, Directeur Marketing Cofidis résume cette évolution ainsi : « Les résultats de cette nouvelle édition confirment une évolution positive du regard des Français sur le crédit. D’abord, il est de plus en plus perçu comme un levier utile pour financer des projets de vie. Le recours au crédit par s’inscrit par ailleurs dans une gestion budgétaire maîtrisée, portée par des Français qui se considèrent majoritairement comme de bons gestionnaires de leurs finances. Les souscripteurs abordent le remboursement de leur mensualité de manière sereine, y compris lorsqu’il s’agit de faire face à un imprévu. »

