Selon une étude de Pixpay, filles et garçons reçoivent presque le même argent de poche régulier. Mais les versements ponctuels creusent l’écart, au bénéfice des garçons.
Les filles et garçons perçoivent-ils la même somme d’argent de poche pendant l’enfance ? C’est la question que s’est posé Pixpay, une solution de paiement dédiée aux adolescents, co-pilotée par leurs parents, dans une enquête réalisée entre janvier et février dernier auprès de ses utilisateurs français. Sur le papier, oui : le montant régulier versé chaque mois est presque identique, avec seulement 0,43 euro d’écart. Mais dans les faits, l’équilibre se rompt lorsque s’ajoutent les versements exceptionnels. Selon l’étude, les garçons reçoivent ainsi en moyenne 108 euros de plus par an que les filles. Versements ponctuels, cadeaux ou aides versées par d’autres proches font la différence.
L’écart augmente avec l’âge et atteint son plus haut niveau chez les 16-17 ans : 141,1 euros seraient versé aux garçons, contre 122 aux filles. Pixpay souligne aussi que cette différence se creuse par rapport à l’an dernier : les filles recevaient alors en moyenne 79,9 euros de moins que les garçons, contre 108 euros aujourd’hui.
L’étude montre aussi des comportements différents dans la relation familiale : les filles envoient 58 % des demandes de rallonge d’argent à leurs parents, contre 42 % pour les garçons. Mais elles réclament des montants plus faibles : 32 euros en moyenne, contre 34 euros pour les garçons. Les parents, eux, acceptent ces demandes dans des proportions très proches, à 20,5 % pour les filles et 20,7 % pour les garçons.
Autre enseignement : les filles sont désormais plus nombreuses à demander des missions, ces petits boulots rémunérés par les parents dans l’application. Une évolution qui inverse la tendance observée l’an dernier.
Les écarts varient aussi selon les territoires. Les Pays de la Loire apparaissent comme la région la plus inégalitaire, avec 2,4 euros de plus par mois pour les garçons. À l’inverse, la Nouvelle-Aquitaine est présentée comme la région la plus proche de l’égalité, avec seulement 0,1 euro d’écart moyen.
L’étude s’intéresse enfin à l’organisation familiale. Dans 75 % des cas, c’est la mère qui gère l’argent de poche de l’adolescent. Une part en hausse sur trois ans. Les pères, eux, versent en moyenne 5,5 euros de plus par mois que les mères.

