Pathologies cérébrales : Clinatec teste un casque innovant

Le Fonds Clinatec développe un casque innovant de photobiomodulation transcrânienne destiné à explorer de nouvelles pistes thérapeutiques contre les pathologies cérébrales. 

Le Fonds Clinatec, centre de recherche biomédicale dédié aux maladies neurodégénératives et aux handicaps lourds, annonce le développement d’un casque de photobiomodulation transcrânienne. Cette technologie repose sur l’application contrôlée d’une lumière proche infrarouge afin d’agir sur des zones ciblées du cerveau.

La photobiomodulation constitue une approche non médicamenteuse qui vise à compléter les traitements existants dans un cadre scientifique rigoureusement encadré. Le projet a bénéficié du soutien de la Fondation Covéa, mécène de long terme du Fonds. Laurent Hérault, directeur du Fonds Clinatec, souligne que « ce casque de photobiomodulation illustre la capacité du Fonds Clinatec à transformer des avancées scientifiques issues de la physique et des technologies en outils concrets pour la recherche clinique ».

Pour les acteurs de l’assurance santé et de la prévoyance, ces avancées illustrent l’émergence d’innovations susceptibles d’influer, à terme, sur la prise en charge des pathologies chroniques et sur la gestion du risque sanitaire.

Une conception technologique adaptée aux essais cliniques

Le dispositif a été conçu pour répondre aux standards internationaux des essais cliniques. Non invasif et ergonomique, il peut être utilisé en centre de soins ou à domicile sous supervision médicale. Sa conception repose sur une collaboration étroite entre cliniciens, ingénieurs du Fonds Clinatec et du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), avec l’appui de modélisations par jumeau numérique du crâne afin de maîtriser la propagation de la lumière.

Le casque intègre un système électronique permettant un contrôle précis de la dose lumineuse et une adaptation en temps réel de l’intensité. Les séances sont enregistrées grâce à une électronique embarquée et une application logicielle dédiée permet aux médecins d’assurer le suivi des patients. Cette traçabilité répond aux exigences réglementaires applicables aux dispositifs médicaux et s’inscrit dans une logique de data et de qualité de service.

Un premier essai clinique structurant

Un premier essai clinique en double aveugle débute aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, en collaboration avec l’équipe du professeur Blanc. Il porte sur la maladie à corps de Lewy. Le protocole et le dispositif ont été validés par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en décembre 2025, autorisant notamment un traitement à domicile sous contrôle médical.

À horizon 2026, plus de 150 dispositifs devraient être produits, avec une évolution vers une nouvelle version du casque. Cette innovation ouvre des perspectives tant en prévention qu’en traitement de certaines pathologies cérébrales, dans une logique d’amélioration de la qualité de vie et de résilience.

Pour le secteur de l’assurance, ces travaux illustrent la convergence entre technologie, innovation médicale et enjeux de long terme liés au vieillissement de la population et aux maladies neurodégénératives.

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