Le cyber domine le tableau des risques 2026

Cyber, intelligence artificielle et continuité d’activité dominent le Baromètre des risques Allianz 2026. L’enquête, menée à l’automne 2025 auprès de 3 338 experts dans 97 pays, éclaire aussi les priorités en Europe et en France.

La 15e édition du Baromètre des Risques d’Allianz compile les réponses de 3 338 experts en gestion des risques dans 97 pays et territoires. Réalisée en octobre et novembre 2025 auprès de clients et courtiers, mais aussi de gestionnaires de risques, souscripteurs et experts en sinistres, l’enquête couvre des entreprises de toutes tailles et 23 secteurs. Elle confirme que le cyber demeure le premier risque mondial, tandis que l’intelligence artificielle s’impose parmi les préoccupations majeures, aux côtés des interruptions d’activité et, selon les régions, des catastrophes naturelles, particulièrement en France.

Au niveau mondial, les incidents cyber restent le risque le plus cité (42 %). L’intelligence artificielle se place en deuxième position (32 %), en forte progression dans le classement. Viennent ensuite les interruptions d’activités, incluant les perturbations de la chaîne logistique (29 %), puis les évolutions législatives et réglementaires (26 %). Les catastrophes naturelles (21 %) et le changement climatique (19 %) figurent également parmi les risques fréquemment mentionnés. Parmi les nouvelles entrées du top 20, les risques liés à la biodiversité et à la nature (comme les pénuries d’eau) apparaissent à 4 %.

En Europe, le cyber arrive aussi en tête (46 %). Les interruptions d’activités se hissent au deuxième rang (30 %) et l’intelligence artificielle intègre le top 10 régional au troisième rang (29 %). La réglementation (26 %), les catastrophes naturelles (22 %) et le climat (20 %) complètent les premières places.

En France, les incidents cyber sont cités par 40 % des participants. Les catastrophes naturelles (27 %) figurent au deuxième rang, à égalité avec le risque « incendie, explosion » (27 %), en progression dans le classement. Suivent les interruptions d’activités (25 %) et les risques politiques (23 %). L’intelligence artificielle apparaît comme une nouvelle entrée à la huitième place (15 %), tandis que les évolutions macro-économiques intègrent aussi le top 10 (11 %).

Enfin, l’enquête distingue les priorités selon la taille d’entreprise : l’intelligence artificielle progresse chez les grandes entreprises (33 %) et fait une nouvelle entrée dans le top 10 des entreprises de taille moyenne (28 %), tandis qu’elle atteint 36 % chez les petites entreprises. 

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