Vers une loi sur la prévention santé à l’automne ?

Le Premier ministre a confié au député et médecin Cyrille Isaac-Sibille une mission pour définir et structurer les politiques de prévention en santé. L’idée ? Rééquilibrer un système jugé trop focalisé sur la prise en charge une fois la maladie déclarée.

« L’espérance de vie diffère de 13 ans entre ceux qui ont les bons comportements en santé et ceux qui ont les mauvais comportements en santé. Pour moi, c’est la plus grande des injustices sociales », a déploré Cyrille Isaac-Sibille, député (Modem) et médecin ORL, lors d’une récente conférence de presse. Il s’exprimait ainsi après que le Premier ministre Sébastien Lecornu lui ait confié la mission de travailler sur la prévention en santé. L’objectif ? Définir et structurer des politiques de prévention, avec des propositions attendues en juillet et susceptibles d’aboutir à une loi à l’automne prochain.

Le député du Rhône a rappelé l’engagement fondateur de 1945, selon lui trop centré sur la prise en charge une fois la maladie installée : « En 45, on a fait une promesse aux Français : le jour où vous serez malade, on vous soignera, quels que soient vos comportements – que vous fumiez, que vous buviez… » Un modèle qui, selon lui, a atteint ses limites, à la fois sur le plan financier et au regard des enjeux de santé publique. Il souligne que « 80 % de notre santé est liée aux déterminants de santé » et estime que l’effort actuel se concentre surtout sur le soin : « On dépense aujourd’hui 260 milliards d’euros [Ondam 2026, NDLR] pour n’intervenir que sur 20 % de la santé. »

L’idée de bâtir une organisation nationale dédiée à la prévention s’imposerait donc désormais dans l’agenda du gouvernement….

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