Dans un contexte de tensions géopolitiques, de risques climatiques et de hausse des sinistres, l’assurance revendique un rôle central dans l’économie, la santé et la protection du quotidien.
En 2025, les lignes de fracture se sont durcies. Conflits entre grandes puissances, cyberattaques, désinformation dopée à l’intelligence artificielle : dans un monde de plus en plus instable, 80 % des Français se disent inquiets pour l’avenir de leur pays comme pour leur propre sécurité. Face à ces risques désormais perçus comme immédiats, les assureurs revendiquent un double rôle : répondre à l’urgence et préparer le long terme. Dans sa dernière cartographie des risques, publiée en janvier dernier, France Assureurs présente un secteur à la fois soutien de l’économie, acteur du modèle social et amortisseur face aux risques du quotidien.Â
Sur le terrain économique, l’assurance vie confirme son poids dans l’épargne. En 2025, sur les 185 milliards d’euros d’épargne hors immobilier, 81 milliards ont été orientés vers ce placement, pour un rendement net moyen de 3,3 %. L’encours total atteint 2 107 milliards d’euros. Plus largement, les assureurs français détenaient 2 774 milliards d’euros d’investissements à fin 2025, soit 93 % du PIB, majoritairement dans la zone euro et de plus en plus au service du financement des entreprises.Â
Le secteur tient aussi une place prépondérante dans le modèle social français. Les complémentaires santé financent désormais 13,8 % des dépenses du système de santé et occupent une place majeure en optique, audiologie et dentaire. Mais les prestations progressent plus vite que les cotisations entre 2020 et 2024, ce qui accroît la pression sur ces organismes. Dans le même temps, les prélèvements fiscaux sur l’assurance et les assurés ont atteint 36,4 milliards d’euros en 2025. Côté prévoyance retraite, le PER assurantiel poursuit sa montée en puissance, avec près de 8 millions d’assurés et un encours proche de 112 milliards d’euros.Â
Le climat est un autre facteur de tension. En France, les événements naturels ont représenté 5,2 milliards d’euros en 2025. La grêle, avec 105 journées recensées, a coûté 2,2 milliards d’euros, tandis que le cyclone Garance à La Réunion a provoqué près de 400 millions d’euros de dommages. À cela s’ajoute un épisode de sécheresse dont le coût approche un milliard d’euros.Â
Au quotidien, les assureurs disent gérer 13 millions de nouveaux sinistres par an. En habitation comme en automobile, la fréquence n’empêche pas l’augmentation du coût moyen des réparations. Les assurances des professionnels restent aussi à un niveau élevé, tandis que le marché cyber évolue : les contrats dits « cyber pur » ont progressé de 11 % en 2025, dans un contexte où la prévention des entreprises devient un enjeu central.Â
Pour France Assureurs la solidité de la profession, forte de 300 000 salariés et intermédiaires indépendants, avec un maillage territorial dense et des ratios de solvabilité largement supérieurs aux exigences réglementaires, est un véritable atout.Â
« Notre mission quotidienne en tant qu’assureurs, c’est de réparer le monde réel, après la grêle sur le toit, l’accident sur la route, ou quand la maladie s’installe. Et ce faisant, nous permettons à chacun de se projeter dans le futur, d’investir, de bâtir son avenir. L’assurance est une force stabilisatrice. Quand tout vacille, nous sommes là . Quand les risques se rapprochent, nous les anticipons. Quand l’avenir inquiète, nous aidons à le préparer. » résume sa présidente, Florence Lustman.Â

