L’immobilier attire près d’une Française sur deux

Une enquête iad-Selvitys menée auprès de 2 000 Françaises indique que 47 % se disent prêtes à se reconvertir dans l’immobilier. Entre quête de liberté, freins financiers et cadre réglementaire, le statut de mandataire gagne du terrain.

À l’approche du 8 mars, iad publie une enquête réalisée avec l’institut Selvitys auprès de 2 000 Françaises. Principal enseignement : 47 % se disent prêtes à se reconvertir dans l’immobilier, un secteur perçu comme plus accessible qu’auparavant, y compris sans diplôme ni capital de départ.

La crise sanitaire apparaît comme un déclencheur. Selon l’étude, 52 % des femmes estiment que le Covid-19 a modifié leur rapport au travail. La liberté professionnelle et la flexibilité prennent une place centrale : 47 % les jugent indispensables, mais 32 % ne les trouvent pas dans leur emploi actuel. « Ces chiffres montrent que les femmes ne cherchent pas seulement à travailler différemment mais à vivre autrement leur parcours professionnel. En ce sens, la femme entrepreneuse dans l’immobilier incarne précisément cette transformation profonde du rapport au travail. » analyse Olivier Descamps, directeur général d’iad France.

Cette évolution s’accompagne d’une recherche d’équilibre. 36 % des Françaises déclarent avoir du mal à concilier vie professionnelle et vie personnelle. L’idée d’une reconversion progresse : 80 % pensent qu’un changement de carrière est possible à tout âge. Parmi celles déjà passées à l’acte, les motivations citées sont l’amélioration du revenu (36 %), un meilleur équilibre de vie (35 %) et davantage de liberté (32 %). Au total, 45 % considèrent leur reconversion comme « la meilleure décision » malgré les obstacles.

L’enquête met aussi en évidence un écart entre intention et passage à l’acte entrepreneurial. Si 43 % des Françaises ont une image positive de l’entrepreneuriat, seules 4 % se déclarent entrepreneuses (5 % l’ont été). Les freins évoqués sont d’abord le manque de moyens (48 %), l’incertitude sur la stabilité des revenus (44 %) et la peur de l’échec (40 %), auxquels s’ajoute la complexité administrative (33 %). En réponse, les attentes portent sur un allègement des démarches (49 %), davantage d’aides de l’État (42 %) et un accompagnement ou des financements dédiés (37 %).

Dans ce contexte, l’immobilier est présenté comme un secteur d’opportunités. Le statut de mandataire immobilier, encadré par la loi Hoguet du 2 janvier 1970 et son décret d’application, permet d’exercer sans détenir sa propre carte professionnelle, sous le mandat d’un agent immobilier titulaire. Cette réglementation est décrite comme facilitant l’accès à l’activité. Parmi les statuts envisagés, l’auto-entreprenariat arrive en tête (51 %), devant l’entreprise individuelle (11 %) et l’EURL (6 %). L’étude indique aussi que 63 % des personnes prêtes à se lancer préféreraient conserver leur emploi au démarrage pour plus de sécurité.

Deux témoignages illustrent ces parcours. Sylvie Carbonnières, passée par la communication avant de rejoindre iad près de Toulouse, déclare : « Douze ans plus tard, je vis une seconde vie professionnelle, plus libre et alignée avec ce que je suis. Mon seul regret ? Ne pas avoir osé plus tôt. » Ingrid François-Syx, entrée tôt dans la vie active, résume de son côté : « L’entrepreneuriat, pour une femme, c’est refuser la petite porte et remplacer le plafond de verre par un ciel ouvert. Entreprendre, c’est décider de son avenir. »

L’intégration à un réseau constitue un facteur déterminant pour la réussite entrepreneuriale des femmes : 24 % d’entre elles indiquent que ce sentiment d’appartenance est un levier essentiel. Ainsi, Iad met la féminisation de son réseau en avant : le groupe comptait 16,70 % de femmes en 2008 contre 55 % en 2025.

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