Generali France, MAIF et Société Générale Assurances annoncent le lancement de Geoya, aux côtés des sociétés Saretec et de Sixense. Cette plateforme de prévention des risques climatiques se focalise d’abord sur l’inondation, avant d’élargir son périmètre à d’autres aléas à partir du premier semestre 2026.
Les aléas climatiques – inondations, sécheresses, tempêtes ou cyclones – sont plus fréquents et plus marqués. En France, les indemnisations associées ont atteint en moyenne 7,16 milliards d’euros par an sur 2022-24, contre 3,2 milliards par an sur 2019-21. La dynamique se poursuit : un Français sur quatre est exposé au risque d’inondation, alors que seules une commune exposée sur trois dispose d’un Plan de prévention des risques inondations. Dans ce contexte, cinq acteurs de l’assurance et de la maîtrise des risques annoncent le lancement de Geoya, une plateforme de prévention des risques climatiques conçue comme une solution de place, disponible sur souscription. Le projet rassemble trois assureurs représentant des modèles distincts (assurance privée, mutualiste et bancassurance) – Generali France, MAIF et Société Générale Assurances – aux côtés de Saretec, spécialiste de l’expertise post-sinistre, et de Sixense, acteur de l’ingénierie de spécialités.
« La complémentarité des expertises des membres fondateurs est un réel atout qui offre, aux assurés comme aux assureurs, une meilleure évaluation de leur exposition au risque. » explique Philippe Bourrin, Directeur général délégué de Sogessur en charge de la Relation Client France de Société Générale Assurances. De son côté, Hélène N’Diaye, Directrice générale adjointe en charge de la stratégie climat du Groupe MAIF, complète : « Cette dynamique (re)met en lumière un de nos fondements : accompagner chaque sociétaire dans l’anticipation, la protection et la sécurisation durable de ses biens. »
Geoya vise à agir en amont des sinistres en combinant diagnostics et accompagnement opérationnel. La plateforme doit proposer, via les assureurs, un parcours gradué : autodiagnostic pour particuliers et petites entreprises, puis diagnostics à distance ou sur site, assortis de préconisations et d’estimations d’investissements. Pour les grandes entreprises, collectivités et associations, Geoya prévoit des diagnostics approfondis sur site débouchant sur des plans d’actions sur mesure (par exemple étanchéification, protection des ouvertures, rehaussement d’équipements) et un appui à l’organisation et à la coordination des travaux. Le dispositif inclut, le cas échéant, un accompagnement pour l’accès à des fonds publics selon l’éligibilité.
Les partenaires mettent en avant l’usage des datas issues de 2,6 millions d’expertises de Saretec, ainsi que la capacité de Sixense à déployer des solutions à grande échelle. La direction générale de l’entreprise est confiée à Didier Cadic, et les opérations et le digital à Laurent Boissier.Â
« En regroupant assurances et experts et en mettant l’accent sur la prévention et l’adaptation face aux risques climatiques, Geoya s’inscrit directement dans la raison d’être de Sixense et de notre pôle Resallience. » commente Jean-Ghislain La Fonta, Directeur général de Sixense, tandis que Jean-Vincent Raymondis, Président de Saretec, se réjouit de pouvoir « enfin structurer cette prévention de manière opérationnelle et homogène. »Â
Dans un premier temps, Geoya se concentre sur l’inondation, présentée comme le premier poste d’indemnisation des catastrophes naturelles, avec un coût supérieur à 2 milliards d’euros en 2024. Le déploiement commence auprès des clients des assureurs fondateurs, avant une ouverture annoncée à tous les assureurs au premier semestre 2026. Par la suite, la plateforme doit intégrer d’autres aléas (RGA, grêle, tempête) avec, à trois ans, l’objectif de généraliser l’accès à la prévention partout en France, y compris dans les DROM, et à l’étranger en Europe, afin de renforcer la résilience du modèle assurantiel et la protection des personnes et des territoires.
« L’initiative Geoya marque une évolution de fond dans notre manière d’appréhender le risque climatique et ouvre la voie à un modèle assurantiel plus résilient et durable, au bénéfice de tous. » conclut Régis Lemarchand, Directeur général Délégué Generali France IARD.

