Le baromètre 2026 du Teenage Lab de Pixpay montre comment les 8-17 ans transforment leurs dépenses en apprentissage : arbitrages, négociation d’une rallonge, objectifs d’épargne et gestion via l’application, sur fond de budget en baisse.
Tenir ses comptes, épargner pour la suite, éviter de dépenser tout son argent de poche avant la fin du mois… Autant d’habitudes qu’il vaut mieux prendre dès l’adolescence, plutôt que d’apprendre sur le tard, une fois étudiant ou jeune actif, quand s’ajoutent le loyer, les dépenses du quotidien puis les impôts. Le Teenage Lab de Pixpay, l’appli conçue pour les familles afin d’accompagner enfants et adolescents dans l’apprentissage d’une gestion sécurisée de l’argent, publie la 6e édition de son baromètre consacré aux habitudes de consommation des adolescents. L’étude, établie à partir de 13,2 millions de transactions d’utilisateurs français âgés de 8 à 17 ans, décrit l’adolescence comme « un terrain d’apprentissage » où se construisent les premiers réflexes de gestion budgétaire.
Dans un contexte de prix en hausse et de revenus en baisse, les indicateurs évoluent : les adolescents dépensent en moyenne 92 euros par mois en 2025, contre 99 euros un an plus tôt (–7 %). Le panier moyen recule à 13 euros (–8 %), tandis que la fréquence demeure stable, à sept achats mensuels. L’étude souligne que les jeunes ne cessent pas de consommer, mais qu’ils ajustent leurs choix et apprennent à dire « non merci, c’est trop cher ».
Cette logique d’arbitrage se lit aussi du côté des ressources : l’argent de poche mensuel moyen passe de 29 à 26 euros en 2025. Les différences régionales restent nettes, avec une dépense moyenne de 113 euros par mois en Corse contre 82,4 euros en Normandie, soit 37 % d’écart.
Les postes de dépenses, eux, renvoient à des choix considérés comme essentiels : 47 % des transactions concernent l’alimentaire, dont 33 % en supermarchés et 14 % en fast-foods, loin devant la tech (8 %) et l’habillement (7 %). Les usages décrivent une consommation fragmentée, « une vie en micropaiements », avec des exemples de paniers moyens cités à 10 euros chez McDonald’s ou 4 euros en supérette.
Avec son application, Pixpay met en avant une logique de pilotage parental (suivi en temps réel, paramétrage de plafonds, blocage de certains commerçants) et, plus largement, un outil présenté comme éducatif. La marque communique aussi sur des fonctionnalités d’épargne. Alimenter une cagnotte, être rémunéré pour garder son petit frère, transmettre son IBAN à ses grands-parents, solliciter une avance auprès de ses parents – avec intérêts : autant de situations concrètes qui placent l’adolescent face à des choix et des mécanismes financiers.
En 2025, 30 % des adolescents ont demandé une rallonge à leurs parents via Pixpay. Côté épargne, parmi ceux qui s’étaient fixé un objectif dans l’application, 10 % l’ont atteint. Caroline Ménager, cofondatrice de Pixpay, résume l’enjeu : « La tension économique actuelle rend plus nécessaire que jamais l’éducation financière des jeunes. Comprendre la valeur de l’argent, arbitrer ses dépenses, gérer un budget, épargner malgré la contrainte. Toutes les études convergent : la maîtrise précoce de l’argent est l’un des facteurs les plus puissants de mobilité et de réussite à l’âge adulte. »

